Paris : la droite veut oublier la "malédiction du 12e"

Paris : la droite veut oublier la "malédiction du 12e"

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MUNICIPALES 2014 - Depuis 2007, tous les candidats investis à droite dans le 12e arrondissement, ont échoué à remporter les suffrages. Certains élus parlent de la "malédiction du 12e". Une superstition qui n'impressionne pas la candidate UMP.

Il ne fait pas bon être trop superstitieux en politique. À Paris, en pleine période électorale, le 12e arrondissement va être particulièrement surveillé. Avec ses dix conseillers de Paris, son score peut faire pencher sérieusement la balance dans la bataille pour la mairie de Paris. Nathalie Kosciusko-Morizet avait même envisagé s'y présenter , avant de finalement opter pour le 14e.

Peut-être avait-elle eu vent de la "malédiction" qui touche, à chaque échéance électorale, les candidats de la droite dans le secteur. Car dans le 12e, depuis 2008, toutes les têtes d'affiche du parti ont échoué à battre la gauche, implantée depuis 2001. En 2007, c'est le médiatique Arno Klarsfled, candidat aux législatives, qui échoue avec 44% des voix . Un an plus tard, le tandem Christine Lagarde-Jean-Marie Cavada perd aux municipales. La défaite est plus cuisante : seuls 34% des électeurs votent en leur faveur. Dernier déçu en date : l'homme d'affaires Charles Beigbeder, "frère de", qui échoue aux élections législatives de 2012 .

La droite à nouveau perdante dans les sondages

"Depuis 2007, l'UMP et le Modem n'ont eu de cesse de parachuter des gens, fustige Benoit Pernin, candidat dissident de droite. Il n'y a pas eu de lien entre les habitants et leurs élus". Le candidat sait de quoi il parle : son grand-père puis son père ont dirigé l'arrondissement. Jean-François Pernin a été le dernier maire de droite, avant l'arrivée de la gauche, en 2001.

Cette année, Nathalie Kosciusko-Morizet a retenu la leçon. Elle a désigné une chef de file moins connue, plus studieuse et surtout plus implantée localement. Valérie Montandon, chef d'entreprise de 37 ans, est conseillère d'arrondissement depuis 2008. Elle fait partie de l'équipe de "renouvellement" voulue par l'ancienne ministre de l'Environnement. "La malédiction, c'était le parachutage, sourit-elle. Cette année, NKM chasse le mauvais sort en faisant confiance aux locaux". Sa liste est d'ailleurs estampillées "100% 12e".  

La jeune femme assure qu'elle n'est "pas superstitieuse". Quitte à fermer les yeux sur certains sondages. Début février, une enquête la donnait encore loin derrière le PS , avec 42% des voix au second tour.
 

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