Paris : NKM et les centristes, une union de façade ?

Paris : NKM et les centristes, une union de façade ?

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MUNICIPALES 2014 - Depuis l'annonce de l'alliance entre l'UMP et les centristes du Modem et de l'UDI pour les municipales à Paris, nombreux sont les centristes qui se sont élevés contre cet accord et on quitté le navire.

C'était "historique", "inédit". Quand NKM annonce début janvier le scellement de l'alliance dès le premier tour avec les centristes du Modem et de l'UDI, les superlatifs ne manquent pas dans la bouche des élus. L'alliance a pris du temps : pas moins de deux mois de tractations et tout autant de tensions . Mais début janvier, pour la photo, NKM pose main dans la main avec Marielle de Sarnez (MoDem) et Christian Saint-Etienne (UDI).

Sauf qu'entre-temps, beaucoup de centristes ont quitté le navire. Premier en date : Jean-François Martins, seul élu Modem du Conseil de Paris, qui a rallié Anne Hidalgo début novembre , suivi quelques semaines plus tard par une dizaine d'autres membres. Au total, 4 conseillers d'arrondissement Modem sur 6 ont rejoint les rangs socialistes. "C'est la preuve que cet accord n'a jamais été politique, attaque Jean-François Martins. C'est seulement de la tambouille électorale".

Ralliements ou dissidences

L'élu du 14e  a été suspendu pour un an de son parti . Les autres "rebelles" n'ont pas subi le même sort. Dans le 19e, John Colorado, président des jeunes du Modem à Paris s'est cependant vu retirer toutes ses fonctions. "Je ne suis pas exclu mais c'est tout comme, sourit-il. Dans le 19e arrondissement, presque toute l'équipe d'animation, y compris notre conseillère municipale, s'est prononcée en faveur d'Anne Hidalgo. Le MoDem est en train de se vider de ses troupes de centre gauche".

Et quand ils ne rejoignent pas l'équipe adverse, d'autres centristes décident de se présenter en cavaliers seuls. Nicolas Mansier, vice-président du Modem de Paris va affronter NKM dans le 14e. Jacky Majda (UDI), dans le 3e a intégré la liste dissidente de Charles Beigbeder , "Paris Libéré". Dans le 12e, Benoit Pernin a lui reçu  le soutien "amical" de l'ancien ministre et patron du nouveau Centre, Hervé Morin .

"Dérisoire"

Des dissidences centristes qui s'ajoutent à celles de droite déjà connues. Au total, seulement dans six arrondissements (sur 20), la droite présente un visage uni face à la gauche. "Dérisoire, pour Marielle de Sarnez. Ces candidatures ne pèsent rien". Même son de cloche pour Pierre-Yves Bournazel, le porte-parole de NKM : "la dynamique de rassemblement est de notre côté. Les autres démarches sont individuelles, explique l'élu du 18e. D'autant plus que depuis notre alliance, NKM est passée en tête au premier tour dans les sondages".

Du côté de l'UMP, on veut croire que "ces candidatures d'ego" vont finir par se tarir. Les dissidents ont jusqu'à fin février pour rentrer dans les rangs.

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