Paris : Privée de l'investiture UMP, Hélène Delsol se lance dans le 2e arrondissement

Paris : Privée de l'investiture UMP, Hélène Delsol se lance dans le 2e arrondissement

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POLITIQUE - Virée de la liste UMP du 2e arrondissement pour ne pas avoir respecté l’accord UMP-UDI-Modem, Hélène Delsol conduira sa propre liste dans l’arrondissement. La troisième de la droite et du centre-droit.

Il y aura donc trois listes de la droite et du centre-droit dans le 2e arrondissement de Paris. Hélène Delsol, destituée fin février de la tête de liste UMP dans l’arrondissement pour ne pas avoir respecté l’accord UMP-UDI-Modem - ce qu’elle conteste - mènera sa propre liste. "J’ai déposé une nouvelle liste pour les élections municipales" à Paris, explique dans un communiqué la présidente de "Cœur 2 Paris", une association de riverains.

Baptisée "renouvellement et ancrage local", sa liste côtoiera celle de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui l’a remplacée par Christophe Lekieffre, conseiller UMP de cet arrondissement, et d’Emmanuel Sala pour le compte de Charles Beigbeider. En deuxième position, Hélène Delsol a maintenu Aurélien Véron , exclu de l’UDI à la fin de l’année dernière, et honni de Jean-Louis Borloo.

Hélène Delsol veut contester la décision du TGI

Jeudi, le tribunal de grande instance de Paris a ordonné à Hélène Delsol de "libérer"  Catherine Michaud, Gabrielle Mocilnikar et Brice Alzon. Ses trois anciens colistiers ne voulaient plus figurer sur sa liste, mais étaient bloqués sur celle-ci se retrouvant dans l’incapacité de rejoindre la liste officielle de NKM, conduite par Christophe Lekieffre.

Une décision que Hélène Delsol veut contester prochainement, avant les élections. Contactée par metronews, elle se pose en victime : "On dit 'Delsol a lâché sous la pression judiciaire’. Non ! Ça s’est passé dans la précipitation. C’est une fausse victoire pour eux [le camp NKM, ndlr]. Le droit électoral c’est très particulier".

Sa destitution, un moment de "disgrâce"

Face à la réaction de NKM, et à son choix, elle assure "ne pas être vexée" : "On ne peut être vexée que dans des situations qui peuvent être compréhensibles [...] Moi, j’ai tout fait pour créer l’union. Le moment de disgrâce, c’est NKM qui l’a créé à 22 jours du scrutin."

Peu après sa destitution, Philippe Goujon, le patron de la fédération UMP à Paris, était allé un peu plus loin en début de semaine et avait évoqué son exclusion de l’UMP . Celle-ci devait être effective mercredi.

L’annonce semble ne pas avoir été suivie d’effet. "J’ai appelé le siège en milieu de semaine pour savoir ce qu’il en était. Eux n’avaient rien reçu, pas de courrier de Philippe Goujon", assure-t-elle, avant de préciser : "Pour exclure quelqu’un, il faut des motifs [...] Il y a des statuts à l’UMP !"

Et même lâchée par le parti, elle y reste : "Malgré tout, je suis solidaire d’une UMP, d’un parti qui doit regrouper les électeurs de droite".

Un boulevard pour la gauche

Hélène Delsol croit en ses chances le 23 mars prochain, et soulignera plusieurs fois son ancrage local, même si elle ne veut pas trop s’avancer : "vous verrez bien le 23 mars" lâche-t-elle.

Pourtant, avec trois listes à droite et au centre-droit, les chances de faire basculer cet arrondissement - le maire EELV Jacques Boutault  est à sa tête depuis 2001 - sont de plus en plus minces.

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