Penelope Fillon entendue par les juges mardi : un document sème le trouble sur ses déclarations à l'Assemblée

CONTRADICTION - Penelope Fillon est attendue par les juges du pôle financier ce mardi. L’épouse du candidat à la présidentielle devra faire face aux nombreuses interrogations que pose son contrat d’assistante parlementaire. "Le Parisien" dévoile dans son édition de mardi un document, saisi dans le tiroir de la secrétaire de François Fillon, qui contredit ses déclarations lors de la signature de son deuxième contrat au Parlement en 2012.

Comment Penelope Fillon a-t-elle pu cumuler deux emplois : assistante parlementaire et salariée de La Revue des deux mondes ? C’est la question que se posent les magistrats chargés de l’affaire Fillon. Attendue mardi matin au pôle économique et financier de Paris, l’épouse de l’ancien Premier ministre va devoir s’expliquer.


Avant même le déroulé de cette audition, nos confrères du Parisien dévoilent un document au cœur de l’enquête, déniché lors d’une perquisition par l’office anticorruption le 10 mars dernier. Classé dans une pochette contenant divers documents administratifs au nom de Penelope Clarke, épouse Fillon, "une fiche de renseignement" similaire à celle réclamée lors de la signature d’un contrat au Parlement indique qu’elle reconnait avoir une autre activité salariée privée d’une durée de 20 heures. Pourtant la fiche de renseignement officielle reliée à son contrat daté du 10 juillet 2012 obtenue lors d’une première perquisition au siège de la "division de la gestion financière parlementaire" le 31 janvier dernier ne mentionne que 14 heures.

A cette date, Peneloppe Fillon travaille effectivement depuis deux mois à La Revue des deux mondes pour un salaire de 5000€ brut. Son nouveau poste d’assistant parlementaire lui offre un deuxième salaire de 3 872,91 € brut. En théorie, deux temps plein. Une question se pose : le couple a-t-il sciemment menti sur les nombres d’heures travaillés pour coller à la durée limite légale de temps de travail cumulé équivalent à 44 heures par semaine ? Pour leur avocat, le deuxième document non signé n’a aucune valeur judiciaire. "On voit apparaître la mention 20 heures, mais ce changement n’a aucune conséquence par rapport à la première inscription", explique Antonin Lévy au Parisien. "On a cherché à faire passer le couple pour des faussaires, ce qui relève d’une manipulation de la part du parquet national financier. Il n’y a aucun faux. C’est inacceptable !"


S’il est difficile pour les juristes de prouver que Penelope Fillon n’a pas travaillé comme assistante parlementaire, les contours des activités étant très flous, les juges peuvent au contraire s’appuyer sur ces éléments contradictoires pour prouver que le couple a menti aux services de l’Assemblée.

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L'affaire Penelope Fillon

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