Pintac, Le Clat, Bruys... ces 7 (petites) communes qui n'ont jamais voté FN

Élections Européennes 2019

IRRÉDUCTIBLES - Lors des quatre dernières élections présidentielles, sept communes n'ont jamais glissé dans l'urne un seul bulletin en faveur du Front national. Un fait de plus en plus rare, dans une France où Marine Le Pen est annoncée par les sondages en tête du premier tour...

Quatre à la suite. Pendant les élections présidentielles de 1995, 2002, 2007 et 2012, le Front national n'est jamais parvenu à glaner un seul bulletin de vote dans sept communes en France. Comme le rapporte Ouest-France, qui n'a, par contre, pas pu se procurer les données des campagnes précédentes, puisque les résultats n'existent que par circonscriptions, cinq d’entre elles se trouvent dans les Pyrénées (Pintac, Ardengost, Montagagne) ou ses contreforts (Le Clat, Salza), une en Corrèze (Grandsaigne) et la dernière est Bruys (Aisne), seule commune située dans la Loire.

De toutes petites communes, très politiquement marquées

Ainsi, on apprend que Montagagne vote massivement écologiste depuis dix ans. En 2007, quand José Bové peine à dépasser 1 % au niveau national, il y remporte plus de 38 % des voix. Même son de cloche en 2012 avec Eva Joly (27 %, contre 2 % sur l’ensemble du pays). De bons scores, certes, mais pas assez important pour peser dans le du scrutin présidentiel. Car la commune pyrénéenne ne compte qu'une soixantaine d'habitants...

De leur côté, Ardengost et Pintac, situées dans les Hautes-Pyrénées, sont diamétralement opposées : la première est située dans une vallée montagneuse et vote toujours très gauche ; la seconde, en plaine, vote un coup à droite et l’autre au centre. Mais toutes deux n'ont jamais cédé à la lueur bleutée de la flamme qui représente le logo du FN.

Lire aussi

Dans les contreforts pyrénéens, Salza et Le Clat, qui sont toutes deux de très petites communes (20 à 30 habitants) situées dans l’Aude, votent à gauche depuis des lustres. De Lionel Jospin à François Hollande, en passant par Ségolène Royal. Presque une tradition.

Lire aussi

En vidéo

"Les idées du Front National tuent", accuse Benoît Hamon

Bruys, la plus petite commune de l’Aisne (22 habitants), penche très nettement à droite. Jacques Chirac y a fait l'unanimité en son temps (100 % des voix au second tour de la présidentielle de 2002), puis Nicolas Sarkozy lors des deux derniers scrutins.

Enfin, Grandsaigne est un fief corrézien estampillé Chirac. Ce qui n'empêche pas la commune de 45 habitants d'être un véritable bastion du Parti communiste français. Elle place même de manière continuelle le candidat PCF en tête au premier tour, faisant une parenthèse en 2012, où Jean-Luc Mélenchon avait obtenu plus de 50 % des suffrages.

Suivez la présidentielle sur notre page spéciale

Le 23 avril et le 7 mai, retrouvez les résultats sur notre page spéciale

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter