Pour Arnaud Montebourg, une présidence Juppé, "c’est Le Pen dans cinq ans"

Élections Européennes 2019
VERBATIM – En déplacement à Saint-Herblain, en Loire Atlantique, le candidat du Made in France, a vivement taclé le programme du maire de Bordeaux qu’il trouve trop versé dans "l’austérité".

Pour Arnaud Montebourg, l’accession d’Alain Juppé à la présidence de la République est l’un des pires scénarios de la prochaine élection présidentielle. Car ce serait alors "l’assurance d’avoir la famille Le Pen au pouvoir dans 5 ans", a affirmé le candidat à la primaire de la gauche lors d’un déplacement à Saint-Herblain (Loire Atlantique), le 3 novembre. En cause : le plan du candidat bordelais pour renflouer les caisses de l’État. "Juppé, c’est Le Pen dans 5 ans, car c’est un programme d’austérité sans précédent, a-t-il ainsi déclaré dans des propos rapportés par l'AFP. Puissance 2 ou 3 par rapport à l’austérité fiscale des années Hollande, avec 100 milliards d’euros de coupes budgétaires." Arnaud Montebourg est catégorique : rien de bon ne sortira d’une telle austérité, la France au contraire serait précipitée "dans la rébellion et le chaos". 

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La veille, lors d’une réunion publique dans la ville, Arnaud Montebourg avait estimé que voter Alain Juppé pour barrer la route à Nicolas Sarkozy n’était pas une bonne idée, puisque les deux candidats avaient au final des programmes "siamois". "Robin des Bois prenait aux riches pour donner aux pauvres, M. Juppé prend aux pauvres pour donner aux riches", avait-il lancé. Le programme du maire de Bordeaux entend notamment réduire la fiscalité des entreprises et les charges sociales, ainsi que la réduction des dépenses publiques à hauteur de 85 à 100 milliards d’euros. Pour cela, le candidat souhaite, entre autres, relever l’âge de départ légal à la retraite à 65 ans. Une mesure qui permettrait d’économiser 30 milliards d’euros.

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Interrogé sur ses chances de l’emporter à la primaire socialiste, Arnaud Montebourg a répondu que la gauche se devait de "tourner la page d’un bilan qui est indéfendable devant les Français". Se présentant comme un candidat rassembleur pour porter "un projet alternatif à la désarticulation de la gauche", il a également critiqué les choix idéologiques faits par le gouvernement de François Hollande, choix qu'il a jugé "inefficaces". 


Et de conclure : "Je ne suis pas le candidat du bilan".

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