Pour Jean-François Copé, Emmanuel Macron est le spécialiste des "platitudes"

Élections Européennes 2019

LA PLUIE ÇA MOUILLE - Invité mercredi matin de Radio Classique, Jean-François Copé s'est lâché sur la popularité d'Emmanuel Macron, dont la spécialité selon lui est "d'enchaîner les platitudes".

La popularité d'Emmanuel Macron, confirmée dans notre sondage TNS Sofres-One Point, Jean-François Copé n'en a cure. Et rien ne l'impressionne, pas même le jeune ex-ministre de l'Economie donné gagnant au premier tour face à François Hollande. "On se détend avec les sondages", a relativisé, mercredi sur Radio Classique, le député-maire de Meaux, qui figure dans le peloton de queue des favoris de la primaire à droite. 

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D'ailleurs, explique l'ancien patron de l'UMP, les sondages ne veulent rien dire. Ce qui compte, nous dit-il, ce sont les élections. 

Je n’ai jamais eu de bon sondage de ma vie, moi. Mais les élections à Meaux, je ne sais pas comment je fais, je les gagne- Jean-François Copé

Alors pour Jean-François Copé, la fameuse dynamique Macron, ce n'est que du vent. Agacé par le succès médiatique de l'ex-conseiller de François Hollande, le rival de Nicolas Sarkozy envoie l'artillerie lourde : 

J'admire l'indulgence dont Emmanuel Macron bénéficie. Vous avez déjà écouté ses discours ? Cette aptitude à enchaîner les platitudes, à affirmer que la pluie ça mouille...- Jean-François Copé

Il tacle aussi ses camarades de droite

"Cette indulgence des médias est touchante", conclut le candidat à la présidentielle. Qui, très en forme depuis qu'il sait qu'il n'est plus concerné par l'affaire Bygmalion, a également tapé sur ses concurrents à droite. Cette fameuse "bande des quatre" (Juppé, Sarkozy, Fillon, Le Maire) qui "étaient dans l'équipe gouvernementale à des postes clés" entre 2007 et 2012, et qui est donc responsable de la défaite en 2012, pour n'avoir pas conduit "la rupture promise par Nicolas Sarkozy". 

Alors que lui, bien sûr, était alors "à l'Assemblée nationale pour les aiguillonner"...

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