Pourquoi Mélenchon refuse finalement de s’allier à Hamon

PAS D'ACCORD - Les partisans d’une union entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont désormais fixés : il n’y aura pas de candidature commune. Ils vont poursuivre chacun de leur côté leur campagne avec le risque, pour chacun d'eux, d’être éliminé dès le premier tour.

"La situation est maintenant claire". Invité du 20H de TF1 dimanche soir, le candidat PS Benoît Hamon a mis fin au suspense : il n’y aura pas d’accord entre lui et le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Les deux hommes se sont secrètement rencontrés vendredi soir. Mais leur manque de discrétion les a trahis et l’information de leur entretien a finalement fuité au cours du week-end. 


Dimanche soir, le vainqueur de la primaire de gauche n’a pu que la confirmer, en précisant que leur alliance est finalement impossible. "Je l'ai vu, il m'a confirmé ce que je savais, c'est qu'il sera candidat", a-t-il assuré.


Peu de temps après, Jean-Luc Mélenchon a réagi à son tour sur Facebook, indiquant "qu’il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe". L’attitude de Jean-Luc Mélenchon pose question. Jeudi soir lors de "l’Emission politique" sur France 2, il s’était dit "ouvert à la discussion" et que "ce n'est pas moi qui ai fermé la porte".

Les contradictions de Mélenchon

Pourtant dès le lendemain, il avait fait marche arrière sans craindre de se contredire : "Ça n'a pas de sens aujourd'hui. De quoi parle-t-on ? Benoît Hamon dit qu'il propose sa candidature. Moi aussi. Si vous voulez que le programme s'applique, la meilleure des garanties, c'est moi !"


Ce n’est pas la première fois que la parole du candidat de la France insoumise peut être mise en doute. Début février, Jean-Luc Mélenchon avait dit accepter de rencontrer Benoît Hamon "en public" car il est "contre les choses cachées".

Pourtant, son équipe a refusé de commenter durant tout le week-end leur rencontre, avant que le candidat ne confesse leur entrevue dans son communiqué dimanche soir. Il indique par ailleurs que les deux hommes sont "convenus d'un code de respect mutuel dans la campagne".


A défaut de s’allier avec Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon pourra compter sur le soutien de l’écologiste Yannick Jadot et de son parti EELV. Après plus de trois semaines de tractations, les électeurs écologistes ont approuvé dimanche à une très large majorité (79,53%) l'accord conclu entre leur candidat et celui des socialistes.

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Benoît Hamon, candidat du PS à la présidentielle

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