Pourquoi Macron le "maître des horloges" a-t-il repoussé à mercredi après-midi l'annonce du gouvernement Philippe ?

EN MARCHE MAIS EN RETARD - Les débuts du nouveau président ont été marqués par les retards, pour dévoiler les noms du Premier ministre et des membres du gouvernement. Une stratégie assumée par Emmanuel Macron, qui veut redonner de la hauteur à la fonction présidentielle, et maîtriser le temps.

Depuis le début de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron se pose en "maître des horloges".  Après avoir fait mariner les observateurs lundi au moment de dévoiler le nom de son chef du gouvernement, il en a à nouveau fait la démonstration ce mardi, en annonçant via communiqué que la composition du gouvernement d'abord attendue en fin de journée, serait finalement donnée mercredi à 15 heures. 


Emmanuel Macron a expliqué que "conformément à ses engagements de moraliser la vie publique" et "en lien avec le Premier ministre", il a souhaité "introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique puissent (…) s’assurer que les personnalités qui sont pressenties au gouvernement" soient irréprochables sur leur situation fiscale et ne se trouvent pas dans des situations de conflit d’intérêt. 


De fait, le traditionnel Conseil des ministres, initialement prévu mercredi, est donc repoussé à jeudi.

Déjà la journée de lundi avait été caractérisée par une longue attente. Alors que la nomination du Premier ministre était attendue en début de matinée, elle avait finalement été repoussée avant midi, puis à 14h30. Au final, le nom d'Edouard Philippe a été révélé un peu avant 15 heures.

Un peu avant cela le mouvement d'Emmanuel Macron avait lui aussi joué la montre. La semaine dernière, sur les 577 candidats investis par La République en marche qui devaient être dévoilés, seuls 428 l'avaient été. Les cadres du mouvement avaient expliqué avoir préféré faire leur travail de vérification et investir les candidats dont ils étaient sûrs qu'ils remplissaient les conditions de renouvellement et d'irréprochabilité plutôt que de publier directement une liste de 577 candidats dont certains auraient pu être pointés du doigt.

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