Président des internets #2 : Macron sermonné mais Macron rallié, Marine Le Pen non voilée mais "affairée"

CAMPAGNE 2.0 - "Président des Internets" est une série qui scrute l'élection présidentielle 2017 à travers Twitter, Facebook et Google, réalisée par le CFJ pour LCI. Cette semaine, pour le deuxième numéro, encore un mot d'Emmanuel Macron qui passe mal, un ralliement inattendu... mais néanmoins raillé et un voile non porté mais qui ne saurait cacher les ennuis judiciaires de Marine Le Pen.

Tout va très vite sur Internet, dans un sens comme dans l’autre. Cette semaine, les fulgurances du web ont plutôt été à l’avantage des candidats à la présidentielle. Prenez Emmanuel Macron : le candidat En Marche ! est englué depuis des semaines dans des polémiques à n’en plus finir. Dans un entretien à L’Obs, l’ancien ministre de l’Economie avait jugé, jeudi 16 février, que les anti-mariage pour tous avaient été « humiliés » lors du vote de la loi. Christiane Taubira, icône de la gauche, lui a adressé mardi une réponse tonitruante qui a ravi la communauté LGBT, réunie sous le hashtag #TeamHumilies. 


Heureusement pour Emmanuel Macron, un événement a fait oublier ses déboires : le ralliement de François Bayrou, mercredi. Alors que tout laissait croire qu’il allait lancer sa campagne, le président du Modem a surpris en annonçant une « alliance » avec le candidat d’En Marche !, dans une conférence de presse. Et comme par magie, les critiques des internautes se sont reportées sur François Bayrou, pointant le discours à géométrie variable du maire de Pau concernant Emmanuel Macron. 

Internet zappe... mais se souvient

Marine Le Pen a également profité de la volatilité des réseaux sociaux. La candidate est menacée par l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Sciemment ou non, elle a allumé un puissant contre-feux mardi. En déplacement à Beyrouth (Liban), Marine Le Pen a refusé de porter le voile pour rencontrer le grand mufti, un chef religieux sunnite. 


Ce geste a eu beau en agacer sur les réseaux sociaux, il a surtout permis à Marine Le Pen d’envoyer un signal  à une partie de son électorat, très à cheval sur les sujets identitaires… Et de s’offrir une polémique à peu de frais, en faisant oublier ses péripéties judiciaires. Attention : Internet passe vite d’un sujet à l’autre, mais il a de la mémoire : François Bayrou peut en attester. 

 

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