Président des internets #8 : Poutou ressuscité, Fillon enfariné...

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CAMPAGNE 2.0 - Cette semaine, c’est un candidat plutôt atypique qui s’est illustré. Philippe Poutou, l’ouvrier qui ne veut pas être élu, a été salué par le web pour son franc-parler et son sens de la formule contre Marine Le Pen et François Fillon. Quelques jours plus tard, le même Fillon - enfariné lors d'un meeting - n'a pas été aidé par le mensonge en direct de l'un de ses soutiens. "Président des Internets" est une série qui scrute l'élection présidentielle 2017 à travers Twitter, Facebook et Google, réalisée par le CFJ pour LCI.

Cette semaine, c’est un petit candidat qui s’est illustré sur internet. Philippe Poutou, grâce à son son franc-parler et sa volonté de dénoncer les affaires, a été applaudi sur la toile. La punchline du candidat NPA sur “l’immunité ouvrière” est devenu une des formules chocs de la campagne, tout comme son attaque frontale contre François Fillon et Marine Le Pen, tous deux faisant l’objet d’enquêtes judiciaires. 


Il est même devenu le plus mentionné sur Twitter au cours de la soirée du débat entre les onze candidats. Une stratégie  gagnante : il est aussi celui qui a récolté le plus de nouveaux followers au lendemain du débat et a bénéficié d'une hausse de 0,5 point dans les sondages. Un retour dans la campagne aussi fort qu’inattendu, qui lui vaudra un article dans le prestigieux quotidien américain The New York Times

François Fillon, quant à lui, n’a été épargné ni lors du débat, ni après. Les internets se sont bien moqués de son blanchiment… par de la farine, lors de son déplacement à Strasbourg jeudi. Une soirée plutôt bien remplie pour le candidat Les Républicains. Invitée sur le plateau de "L’Émission politique" sur France 2 pour débattre face à Emmanuel Macron, la professeure d’histoire-géographie Barbara Lefebvre a nié en direct être un soutien de François Fillon, alors que des internautes ont fait émerger du web de nombreuses preuves de son implication politique aux côtés du candidat de la droite. Un bad buzz  dont se serait bien passé le candidat LR. 


L'intéressée s'est finalement expliquée le lendemain. Contactée par Le Figaro, elle n'a plus nié une activité de "soutien" au candidat de la droite tout en précisant : "Je ne suis pas dans l'organigramme de François Fillon, je n'ai pas de carte chez LR, je ne suis donc pas militante".  Karim Rissouli, le journaliste qui s'est occupé de la séquence pendant l'émission de France 2, est plus tranchant : "Elle est passée sous le radar parce qu'elle a menti", a-t-il expliqué à 20 minutes.

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