Alain Juppé dans les starting-blocks pour remplacer François Fillon

FILLON OU JUPPÉ – Alors les défections autour de François Fillon se multiplient, les partisans d’Alain Juppé s’activent pour torpiller la candidature du vainqueur de la primaire et permettre au maire de Bordeaux de se lancer in extremis dans la course à l’Élysée.

Depuis mercredi, pas une heure ne s’écoule sans qu’un élu ou un cadre des Républicains ne lâche François Fillon. Pour l’heure, le vainqueur de la primaire de la droite refuse de céder. Mais cela n’empêche pas Alain Juppé et ses partisans, convaincus que la candidature du député de Paris ne survivra pas à cette nouvelle tempête médiatique, de préparer le coup d’après.


Selon son entourage, le maire de Bordeaux "ne se défilera pas" cette fois si François Fillon "se retire". Un message bien différent de celui entendu du déclenchement de l’affaire Fillon fin janvier.

Quand Juppé remercie Fenech

A l’époque, Alain Juppé s’était empressé d’affirmer (à plusieurs reprises d’ailleurs) qu’il n’envisageait pas de se substituer au vainqueur de la primaire de la droite. Mais à présent, alors son nom revient avec insistance, le maire de Bordeaux prend soin de ne rien démentir. Publiquement, en tout cas afin de ne pas endosser le costume de bourreau.


Mais en coulisses, il trépigne, rapporte ce vendredi Le Parisien. "Je ne me défilerai pas. Cette situation ressemble à un suicide collectif", a-t-il confié à des proches, à qui il distille ses consignes. 


Et quand un parlementaire prend, de sa propre initiative, position en sa faveur, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac n’hésite à décrocher son téléphone pour l’en remercier. C’est ainsi que le député George Fenech a reçu jeudi matin la bénédiction bordelaise juste en sortant des studios France Info où il venait d’inviter les maires de France à le parrainer, rapporte ce vendredi Le Parisien. 

Déjà deux parrainages reçus par le Conseil constitutionnel

A 15 jours de la clôture des parrainages, Alain Juppé et ses partisans doivent agir vite pour permettre au maire de Bordeaux de se lancer dans la course à l’Élysée. En égrainant les désistements les uns après les autres depuis deux jours, ils espèrent étouffer le candidat des Républicains, qui ne parvient plus dérouler son programme.


Leur dernière offensive est cette tribune signée jeudi soir par une quinzaine de maires et élus locaux LR et UDI. Ces derniers demandent "solennellement" à l’ancien sénateur de la Sarthe de se retirer, jugeant qu'"un pacte moral a été rompu" et que son maintien menace une victoire de son camp. Et de nouveaux désistements sont d’ailleurs à prévoir ce vendredi.


Parallèlement, le camp Juppé est en quête des 500 parrainages d’élus nécessaires pour être candidat. D’après Le Parisien, Jean-François Copé, avec qui Alain Juppé s’est entretenu hier par téléphone, a été mis à contribution. Là encore, tout est fait publiquement dans le but de torpiller la campagne de François Fillon. 


Certains élus postent carrément sur Twitter la photo de leur parrainage pour le maire de Bordeaux en invitant leurs collègues à les imiter. A ce jour, le Conseil constitutionnel n’en a reçu qu'un seul  Mais d’autres devraient suivre à n'en pas douter…

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