Présidentielle 2017 : des partisans de Valls veulent faire barrage à Hollande

Présidentielle 2017 : des partisans de Valls veulent faire barrage à Hollande

PASSE TON TOUR - Dans une interview au Figaro, le député vallsiste Malek Boutih explique que François Hollande n'est plus en mesure d'être candidat à sa réélection et qu'il doit laisser la place à son Premier ministre. Le chef de l'Etat devrait se prononcer d'ici le 10 décembre.

Les vallsistes font monter la pression contre François Hollande. Dans une interview au Figaro, le député Malek Boutih, soutien de Manuel Valls, estime que le chef de l'Etat ne doit pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Son jugement est extrêmement sévère : 

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2017 : la bataille de la gauche

Il faut que François Hollande comprenne que l'horizon lui est fermé. Il est isolé au sein de la gauche, de son propre parti, chez les militants [...] Son problème, ce ne sont pas les sondages, c'est lui- Malek Boutih

Une sortie qui détonne, alors que les partisans de Manuel Valls étaient plus mesurés jusqu'ici - ou du moins plus diplomates - à l'égard du président. Pour Malek Boutih, "le Premier ministre est confronté au défi de la responsabilité face à l'irresponsabilité présidentielle". Il va jusqu'à estimer que le vote en faveur de François Fillon, à la primaire de la droite, s'explique par le fait que ce dernier "représente, aux yeux de la droite en tout cas, tout le contraire de François Hollande, le sérieux, le statut d'homme d'Etat, quelqu'un qui assume ses responsabilités, qui ne tergiverse pas, ne manipule pas". 

Freiner les ambitions de François Hollande

Selon plusieurs sources, François Hollande pourrait annoncer sa décision autour du 10 décembre. L'approche de cette échéance inquiète les partisans du Premier ministre, qui ont décidé de passer à la vitesse supérieure.

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    Avec un peu plus de diplomatie que Malek Boutih, le député François Loncle a ainsi demandé au chef de l'Etat de "s'inspirer" du discours de Nicolas Sarkozy, dimanche dernier après sa défaite au premier tour de la primaire. "Plutôt que de sortir par une défaite cruelle, il pourrait faire ce type de discours" le 10 décembre, "en disant qu'il a servi la France", a estimé le parlementaire devant les caméras de LCI. "Il n'est pas en situation, c'est ce que j'entends partout." 

    Pour l'heure, Manuel Valls reste fidèle à sa ligne : rester "loyal" jusqu'au bout au chef de l'Etat. L'espoir du Premier ministre ne repose que sur le bon vouloir du Président. "Manuel Valls ne fera de putsch", a prévenu Malek Boutih. Mais d'ici au 10 décembre, le chef du gouvernement ne manquera probablement aucune occasion de lui faire comprendre qu'il est indésirable pour 2017. 

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