"Eh, Manu, tu redescends ?" La Une de "Libé" pour réveiller le candidat Macron

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Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

PAS ARRIVÉ - Le quotidien de gauche interpelle l'adversaire de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle avec le style qu'on lui connaît. Raison principale : le début de campagne souffreteux du favori du second tour, brocardé pour son triomphalisme.

C'est un fait, la campagne d'Emmanuel Macron a un petit peu de mal à redécoller, depuis que ce dernier est arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril 2017, devançant nettement Marine Le Pen (24% contre 21,3%). Une soirée entre soutiens à la brasserie chic de La Rotonde, dans le quartier de Montparnasse, qui passe mal, un lendemain et un surlendemain de campagne aux abonnés quasi-absents...

Un début de campagne "raté"

A part une réponse à François Hollande qui lui reprochait de tenir sa victoire pour acquise et une interview au JT de France 2 mardi 25 avril, Emmanuel Macron semble donc avoir mis le diesel en vue du second tour, et se fait reprocher de se comporter comme s'il avait déjà gagné la présidentielle. Ce dont atteste un sondage Harris Interactive qui a déterminé que plus de la moitié des Français interrogés jugeait son début de campagne "raté". Les choses doivent changer mercredi 26 avril, avec un déplacement attendu à Amiens, auprès des ex-salariés de l'usine Whirlpool, géant américain de l'électro-ménager qui a fermé l'usine tout en augmentant la rémunération de  ses actionnaires. Un réveil tardif qui a amené le journal Libération à sortir une de ses Unes dont il a le secret, intitulée : "Eh, Manu, tu redescends ?"

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L'allusion au célèbre sketch des Inconnus mise à part, cette première page ne va pas réjouir les soutiens du favori du second tour, puisqu'elle est un appel à des chiffres qui pourraient les alarmer. En effet, s'y trouve une étude réalisée par le journal et l'institut Viavoice, indiquant que le vote en faveur de l'ancien ministre de l'Economie n'avait pas les habits de la conviction. Seuls 41% des électeurs macronistes interrogés ont en effet indiqué avoir voté par adhésion pour leur champion.

Mardi 25 avril, le candidat s'était énervé après qu'on lui avait rappelé les propos de François Hollande, qui l'avait interpellé pour lui dire, sans le nommer, qu'"un vote, ça se mérite". "Certains se réveillent avec la gueule de bois. Grand bien leur fasse, ils n'avaient qu'à s'activer avant, ils l'ont nourrie. Moi je suis très fier d'une chose : d'être devant Marine Le Pen." 

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