Présidentielle 2017 : Macron engrange les soutiens mais les poids lourds manquent encore à l'appel

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Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

EN MARCHE – Si Emmanuel Macron a enregistré le ralliement de plusieurs personnalités du monde politique ces dernières semaines, il lui manque encore des têtes d’affiches qui lui permettraient de consolider sa dynamique.

Emmanuel Macron a décidément le vent en poupe. Les adhésions à son mouvement En Marche s’enchaînent, les ventes de son livre "Révolution" sont très bonnes et, surtout, certains sondages le propulsent désormais aux portes du second tour de l’élection présidentielle.

Pas étonnant dans ce contexte que de plus en plus de personnalités du monde politique au sens large le rejoignent. Après l’annonce des ralliements en fin de semaine dernière de l’économiste Jean Pisani-Ferry, de l’écologiste Corinne Lepage et du centriste Jean-Marie Cavada, c’est l’avocat et ami de François Hollande Jean-Pierre Mignard qui a franchi le Rubicon. 

Grand artisan de la primaire socialiste en 2011, il a indiqué dimanche sur sa page Facebook "s’engager pour la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle". Il sera à ce titre membre du comité politique d’En Marche.

Jean-Paul Huchon : "Quelque chose est en train de se lever"

Comme l’ex-journaliste d’iTélé Laurence Haïm et le communicant Claude Posternak, Jean-Paul Huchon a lui aussi fini par céder aux sirènes macronistes. L’ancien président PS du Conseil régional d’Ile-de-France s’est affiché au premier rang du meeting d’Emmanuel Macron samedi à Lille, tout comme Jean-Paul Delevoye, ancien ministre de la Fonction publique sous Jacques Chirac, et le député-maire UDI de Valenciennes, Laurent Degalleix. "Je tiens à être ici parce qu’il y a quelque chose qui est en train de se lever", a déclaré le socialiste au Parisien.

Et selon lui, ce n’est que le début. "Quand il sera vraiment devant, tous les autres arrêteront de dire des conneries sur lui ", veut croire Jean-Paul Huchon. Il ne croit pas si bien dire. Ce lundi sur LCI, l’ancien ministre Bernard Kouchner a salué "l’ouverture d’esprit" d’Emmanuel Macron, même s’il souhaite que l’ancien banquier  "muscle ses propositions". Son soutien officiel n’est pas encore d’actualité. 

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Sur LCI, Kouchner se dit prêt à voter en faveur de Macron

L’ex-maire de Tourcoing Michel-François Delannoy se rapproche lui aussi d’Emmanuel Macron. Également présent à Lille samedi, il confirme dans un post Facebook sa prise de distance avec Manuel Valls, à qui il reproche "ses positions sur les questions de migrations, son approche assez singulière de la laïcité, sa politique économique plus orthodoxe qu'innovante, sa conception de l'Etat, une certaine négligence pour les questions environnementales".

Macron, un "homme de gauche" selon Ayrault

Tous ces soutiens, qu’ils soient assumés ou non, témoignent d’une dynamique clairement favorable à l’ancien ministre de l’Économie. En termes de communication, ils permettent de montrer le pouvoir d’attraction politique de ce candidat atypique. Mais politiquement, les retombées sont faibles compte-tenu de la notoriété très relative de ces personnalités.

Pour gagner, Emmanuel Macron sait qu’il doit s’adjoindre à la fois le soutien des élus locaux qui sont au contact des citoyens et celui des personnalités politiques susceptibles d’avoir un impact sur l’opinion. C’est pour cette raison qu’il consulte Ségolène Royal, qui pourrait annoncer son ralliement après la primaire de la gauche. Selon Le Figaro, un rapprochement avec l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë n’est pas non plus à exclure. "Il y a eu des contacts", reconnaît-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. 

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Fin janvier, les choses pourraient s’accélérer. "Lorsque la primaire socialiste sera terminée, nous aurons un paysage politique éclairé et nous verrons bien comment cela évolue", a expliqué dimanche sur France 3 le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, qui considère le fondateur d’En Marche comme un "homme de gauche". "Il y a une chose à laquelle je tiens, c'est que la gauche ne soit pas absente du second tour de l'élection présidentielle", a insisté l'ancien Premier ministre, admettant ainsi implicitement qu’il pourrait soutenir Emmanuel Macron s’il est le seul à être en capacité d’éviter un second tour Fillon-Le Pen. 

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