VIDÉO - Henri Guaino ne reçoit pas le "signal" de Marine Le Pen

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NO WAY - La candidate frontiste a lancé un "signal" ce dimanche matin à "tous les patriotes", invitant notamment Henri Guaino à la rejoindre. Un appel du pied qu’a clairement refusé le candidat à la présidentielle, qui a déclaré sur LCI ne pas se reconnaître dans son programme.

Henri Guaino a refermé ce dimanche soir sur LCI la porte laissée entrouverte par la présidente du FN. Marine Le Pen évoquait dans la matinée, sur Europe 1, la majorité gouvernementale composite qu’elle souhaiterait mettre en place une fois élue.   "Une majorité présidentielle va comporter le Front national, elle va comporter aussi ceux qui vont nous rejoindre avant le premier tour, entre les deux tours, après le deuxième tour", a-t-elle expliqué, et "obligatoirement, elle ira au-delà du Front national". La présidente du FN évoquait notamment la possibilité de choisir un Premier ministre "qui rassemble au-delà des frontières" de son parti.

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"Monsieur Guaino est un patriote"

Pour se faire, Marine Le Pen "propose à tous les patriotes, à tous ceux qui ont la nation au cœur de (la) rejoindre". Se refusant à donner "une liste de gens" qui pourrait l’entourer après sa victoire, elle a indiqué "qu'il y a un certain nombre de personnes qui aujourd'hui dans la vie politique française sont des patriotes : M. Guaino est un patriote, M. Dupont-Aignan est incontestablement un patriote, et ceux-là devraient pouvoir un jour, demain, se rendre compte, peut-être, s'ils en ont le souhait, s'ils en ont la volonté, que la nation est en grand danger." "Est-ce qu'ils sont capables de me rejoindre ? Je le souhaite, en tous cas je leur lance un signal et je leur dis : si vous voulez œuvrer pour le pays, alors à un moment donné il faudra rejoindre le grand camp des patriotes", a-t-elle ajouté.

Des propos qui rejoignent ceux du n°2 du FN. Sur le plateau de LCI, Florian Philippot estimait qu’Henri Guaino "a toute sa place à (ses) côtés". "C’est une évidence, c’est un serviteur de l’Etat", a-t-il justifié.

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Florian Philippot : Henri Guaino "a toute sa place à nos côtés, c'est une évidence"

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Le principal intéressé se défend cependant de toute volonté d'alliance avec le FN. Estimant que cela "fait longtemps" que des membres du Front National l’enjoignent de les rejoindre, il a réitéré son refus dimanche soir sur le plateau de LCI. "Je suis candidat parce que je ne me reconnais pas dans le programme des autres", a-t-il expliqué. "Des patriotes, il y en a dans tous les partis." Citant notamment Jean-Luc Mélenchon, le député des Yvelines a expliqué que le patriotisme n’était pas suffisant pour créer une coalition. "Je ne vais pas pour autant rejoindre le Front de Gauche", a-t-il comparé.

Le FN est un parti qui va trop loin.- Henri Guaino sur LCI

Questionné sur ce qui le différenciait de Marine Le Pen, Henri Guaino a évoqué la sortie de l’Union Européenne. S’il était défavorable à la mise en place de l’Euro, il estime qu’aujourd’hui, il y a "un risque énorme à (en) sortir." Cela pourrait "provoquer une crise de confiance terrible qui fait que tout le système s’effondre". Il souligne cependant la nécessité de réformer l’Union Européenne.

Mais surtout, le député des Yvelines rejette la radicalisation du Front National. "C’est un parti qui va trop loin, qui est trop radicalisé (…) qui se nourrit de la radicalisation du pays", note-t-il. Evoquant la victoire de Donald Trump, la situation en Italie, la montée de l’extrême droite en Allemagne ou en Autriche, Henri Guaino reconnaît que "tout peut arriver" et qu’une victoire de Marine Le Pen n’est pas à exclure. Mais "ça ne me rassure pas", conclut-il.

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