Le Guen attaque violemment Hamon et son discours "radical" et exclut de le parrainer

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FRONDE - Le secrétaire d'Etat au Développement, Jean-Marie Le Guen, a critiqué ce mardi sur RTL "le discours extrêmement radical" de Benoît Hamon et n’envisage pas pour l’instant de lui apporter son parrainage.

L’unité du PS, ce n’est pas pour tout de suite… Le secrétaire d'Etat au Développement, Jean-Marie Le Guen, a jugé ce mardi au micro de RTL que Benoît Hamon menait "un programme de rupture avec sa famille politique". Pour lui, le vainqueur de la primaire de la gauche se trouve dans une "impasse" et il exclut pour le moment de lui accorder son parrainage.


"Dans l'état actuel des choses, moi et des dizaines et des dizaines d'autres parlementaires, nous ne pouvons pas donner notre parrainage à Benoît Hamon", a déclaré ce proche de Manuel Valls. "Il s'est isolé en tenant un discours extrêmement radical. C'est un socialisme de rupture qu'il propose. Nous, nous sommes pour la réforme", a-t-il lancé, prenant acte de l'impossibilité pour Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon de s'entendre sur une candidature commune.

Le PS n’est "un parti altermondialiste"

"Sur le terrain de la gauche radicale, il y aura au moins deux candidats, c'est-à-dire que sa capacité à faire autre chose que témoigner est aujourd'hui réduite à peu de chose, donc il faut qu'il se reprenne", a appelé Jean-Marie Le Guen, fustigeant également le contenu de l'accord entre le vainqueur de la primaire socialiste et l'ex-candidat écologiste Yannick Jadot. 

Reconnaissant que Benoît Hamon a apporté de "la fraîcheur" et "une vision plus optimiste parfois plus volontaire", dans la campagne, le secrétaire d'Etat l'a cependant appelé à "reprendre la méthode". "Il doit se réorienter, revenir au coeur de sa famille, discuter avec les réformistes", a-t-il plaidé. "Il ne peut pas s'adresser simplement à 20% des Français (...) Nous ne sommes pas un parti altermondialiste là pour mener la contestation sociale", a-t-il poursuivi.


Interrogé sur l'hypothèse d'un retrait de Benoît Hamon s'il se voyait distancé par Emmanuel Macron dans les sondages, il a répondu que "tout doit être fait pour qu'on se donne les moyens de battre Mme Le Pen. Il faudra effectivement, pour les uns et pour les autres, savoir se poser les questions à la hauteur des défis réels de l'Histoire".

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