Présidentielle 2017 : les consignes de vote des candidats ont-elles un impact auprès des électeurs ?

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Le second tour de l'élection présidentielle 2017

DIRECTIVE - Au soir du premier tour de la présidentielle, plusieurs candidats ont dévoilé pour qui ils allaient voter le 7 mai prochain. Et si Jean-Luc Mélenchon ou Nicolas Dupont-Aignan ne l’ont pas encore fait, ces consignes sont-elles suivies par les Français ?

Macron ou Le Pen ? L’un des deux candidats sera élu président de la République au terme du second tour de la présidentielle le 7 mai prochain. Quelques minutes après les résultats du premier tour, les grands battus du scrutin se sont exprimés et ont globalement donné leurs consignes de vote.

François Fillon et Benoît Hamon, notamment, ont appelé à voter pour Emmanuel Macron. Mais depuis, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Nicolas Dupont-Aignan n’ont donné de consigne. Parmi les électeurs, beaucoup ont du mal à s’y retrouver, comme à Montpellier où le flou persiste chez nombre d'entre eux. "Il n’y a aucun politique qui donne de bons conseils. On ne sait pas qui croire, on ne sait plus pour qui voter, on est perdus".

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Absence de directive

Une confusion d’autant plus grande que, si certains ont affiché leur volonté de contrer Marine Le Pen, d’autres ont refusé de le faire. A l’image de la députée européenne Les Républicains, Nadine Morano, et surtout d’Alexis Corbière : "Mon message, c'est 'pas une voix pour le FN', et c'est déjà pas mal, affirme le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon. Monsieur Macron devrait déjà m'être reconnaissant de me limiter à ça".

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La décision du leader de la France Insoumise se fait attendre, une position qui questionne. "Je pense qu’il fallait qu’il donne des consignes de vote", admet une électrice. "Pour moi, c'est son choix mais il devrait quand même donner son avis, et son avis à lui. Mais il fait ce qu’il veut", reconnaît un autre.

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La consigne, un passage obligé ?

Pour le politologue Olivier Rouquand, donner une consigne de vote ressemble à un passage obligé lors d’une élection : "Il y a un phénomène de charisme et d’autorité important avec la présidentielle, et le leader a une influence même si elle n'est que symbolique. Un leader qui veut compter pour la suite doit faire des choix".

Libre-arbitre

Mais de façon globale, beaucoup n’ont cure des consignes de vote, comme sur un marché parisien. "On est grands quand même. Je ne respecte pas et je sais ce que je vais faire", avance une femme. "J'ai une conviction, je n'ai pas besoin de leurs consignes de vote", réplique une autre.

"J’ai mes propres opinions, je les écoute, puis après je choisis", avoue encore une autre. Enfin, un électeur réaffirme son indépendance de façon quelque peu agacée : "Je ne vois pas pourquoi un parti doit imposer à ses électeurs de voter comme ça, on n’est pas aux ordres". Une chose est sûre à dix jours du second tour : ce sont bien les électeurs qui détiennent la clé du scrutin.

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