Le Pen, Mélenchon, Montebourg applaudissent son protectionnisme : que pensent les candidats à la présidentielle de Donald Trump ?

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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EPOUVANTAIL - Ce mercredi 4 janvier, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg ont salué le protectionnisme économique de Donald Trump. Au-delà de ce trio, que pensent les autres candidats à la présidentielle du président américain, qui sera investi le 20 janvier prochain ?

Le protectionnisme économique de Donald Trump a fait des émules en France ce mercredi. A la suite de la décision de Ford d'annuler l'implantation d'une usine au Mexique après des menaces lancées sur Twitter par le futur président américain, Marine Le Pen, présidente du Front national, a ainsi salué sa "volonté politique". "Donald Trump fait le démonstration qu’on peut obtenir effectivement d’une grande entreprise de cesser les procédures de délocalisation et imposer dans l’intérêt du peuple américain la relocalisation d’activités industrielles sur le territoire" a-t-elle déclaré de ses voeux à la presse. 

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"La volonté paie" : quand Marine Le Pen salue le succès de Donald Trump

Jean-Luc Mélenchon a quant à lui affirmé sur France Inter que s'il était élu il se "réjouirai(t) de traiter avec un homme pareil", notamment sur la question du traité transatlantique de libre-échange (TTIP ou Tafta). "Puisqu’il prétend se situer sur la base des intérêts des Nord-Américains, donc il comprendrait parfaitement que je me situe strictement sur le point de vue des Français" a dit le candidat du mouvement "La France insoumise".

Montebourg : "Trump reprend mes thèmes"

Toujours ce mercredi en conférence de presse, Arnaud Montebourg a même osé dire que Donald Trump l'avait copié. "Donald Trump reprend mes thèmes. Oui ! Car je suis antérieur en politique à lui" a estimé le défenseur du "Made in France". 

Trump, un futur partenaire à ménager

Dans le passé, tous les candidats à l'élection présidentielle ont donné leur avis sur Donald Trump. Puisqu'ils espèrent tous être élus en mai prochain, ils ne peuvent rester silencieux sur celui qui sera à la tête des Etats-Unis pour les quatre prochaines années. D'ailleurs, la plupart n'ont pas osé être très virulent envers le milliardaire, trouvant toujours un enseignement à tirer de son élection.


Après sa victoire face à Hillary Clinton, François Fillon avait appelé par exemple les détracteurs de Trump à "retrouver leur calme". "Donald Trump est le candidat d’un parti qui s’appelle le Parti républicain, qui n’a rien d’un parti populiste, qui n’a rien d’un parti d’extrême droite". Il faut le juger sur ses actes, ce n’est pas la première fois qu’il y a un président américain élu un peu original. On a eu le président Reagan dont on disait à peu près la même chose. Trump, quand il sera aux affaires, sera très différent de ce qu’il est aujourd’hui" avait souligné celui qui n'était encore que candidat à la primaire de la droite.

Macron et Valls pragmatiques

Emmanuel Macron, lors d’un voyage à New York au début du mois de décembre, avait quant à lui déclaré : "Donald Trump a une vision lointaine de la France, comme beaucoup d’Américains. Je l’invite à venir en France, constater comment elle se tient debout." Dans son communiqué écrit après la victoire de Trump, l'ancien ministre de l'Economie avait écrit : "Il faut toujours écouter ce que le peuple a à dire et non ce qu’on aimerait qu’il dise". Il avait félicité le président élu, en tant "qu’allié historique de ce grand pays".

 

Manuel Valls était pour sa part toujours Premier ministre lorsque Donald Trump a été élu, l’obligeant donc à une certaine retenue. "Nous souhaitons bien sûr établir très vite avec Donald Trump et sa future administration une relation forte, franche et fondée sur la confiance". "Que nous dit la démocratie américaine ? Le besoin de frontières, le besoin de réguler l’immigration, la nécessité de combattre le terrorisme et de nommer le totalitarisme islamiste, le besoin aussi de mieux redistribuer les richesses, le besoin de protection pour les couches populaires et les classes moyennes qui vivent ce sentiment de déclassement." Une leçon qu’il a appliquée en tant que candidat à la présidentielle, puisqu'il a présenté dans son programme plusieurs mesures destinées à mieux protéger les classes moyennes et populaires (revenu décent, baisse des prélèvements obligatoires, défiscalisation des heures supplémentaires...).

Jadot : Trump est "une catastrophe pour l'environnement"

Yannick Jadot, candidat écolo à la présidentielle, est peut-être le plus critique envers le futur président américain. Pour lui, son élection est "une catastrophe pour l'environnement". "Il va non seulement revenir sur toute la lutte contre le dérèglement climatique, mais aussi favoriser les vieilles énergies, y compris quand elles sont plus chères que les énergies renouvelables" avait déclaré le député européen après la victoire de Trump début novembre.

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