Pour Fillon, la polémique sur d'éventuels ministres Sens commun a "totalement plombé" sa campagne

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
MAUVAISE IDÉE - Dans des propos rapportés par Le Canard enchaîné, le grand perdant du 23 avril a esquissé une forme de mea culpa au sujet de la polémique autour de la participation de Sens commun à son gouvernement éventuel.

Ce fut une des dernières polémiques à avoir collé aux basques du candidat Fillon. Et maintenant qu'il a été éliminé au premier tour de l'élection présidentielle, ce dernier la regrette profondément. L'ancien Premier ministre estime que sa dernière semaine de campagne a été "totalement plombée" par ses propos expliquant que les membres du mouvement catholique de droite Sens commun pourraient appartenir au gouvernement. 


Une décision sur laquelle il a dû s'expliquer à plusieurs reprises et dont il déplore à présent qu'elle ait éclipsé ses propositions politiques : "Pendant une semaine, je n'ai parlé que de Sens commun", a-t-il regretté, dans des propos rapportés par Le Canard enchaîné. Outre ses casseroles judiciaires et son programme qualifié de "purge sociale" par certains, François Fillon a en effet traîné avec lui l'image d'un homme politique soucieux des valeurs défendues par ce mouvement traditionaliste, viscéralement opposé à la loi Taubira sur le mariage pour tous et, de manière générale, à l'extension des droits pour les personnes homosexuelles. Un reproche né au lendemain du triomphe du Sarthois au premier tour de la primaire de la droite et du centre, où il avait été rattrapé par son opposition au Pacs et à la dépénalisation de l'homosexualité.

Le noyau radicalisé désobéit aux ordres

Une prise de pouvoir décrite en détail par le quinzomadaire Society et qui avait pris les ténors des Républicains de court. Mais la participation à la campagne était une chose, celle au gouvernement en était une autre. Et le perdant de la primaire Alain Juppé, qui n'avait eu de cesse de critiquer le "noyau radicalisé" autour de François Fillon lors de sa campagne, de menacer d'entrer dans l'opposition si cette éventualité se concrétisait.


Reste qu'en l'état actuel des choses, Sens commun, à l'instar de la Manif pour tous ou de Christine Boutin, tous des piliers de la droite ultra-catholique qui avait fait le succès de François Fillon face à ses adversaires de droite, se rebelle face aux consignes du parti. Là où Les Républicains ont globalement appelé à faire barrage au Front national, ces mouvements ont tous rejeté en bloc Emmanuel Macron, qu'ils accusent de "déconstruction irréaliste" ou de perpétuer "la politique anti-famille de Hollande".

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