Qui est Jean-François Jalkh, le remplaçant (temporaire) de Marine Le Pen à la tête du FN ?

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Marine Le Pen perd la présidentielle

PORTRAIT – Frontiste de la première heure et proche de Jean-Marie Le Pen, Jean-François Jalkh remplacera Marine le Pen à la tête du Front national le temps des élections. Mais qui est le nouveau président du FN, largement inconnu du grand public ?

Jusqu'ici, il était peu connu du grand public. Mais depuis lundi, les choses ont changé pour Jean-François Jalkh. Vice-président du FN en charge des affaires juridiques et des élections, ce proche de Jean-Marie Le Pen a été désigné pour prendre la tête du Front national le temps du congé de Marine Le Pen pour la période de l'entre-deux tours. Une décision conforme à l'article 16 des statuts du FN, qui prévoit que l'un des vice-présidents du FN peut prendre temporairement les rênes du parti.

Une décision hautement symbolique qui témoigne de la volonté de Marine le Pen de se concentrer sur la présidentielle et de dépasser les clivages entre les partis. Et une première pour le parti d'extrême droite puisqu'en 2002, Jean-Marie Le Pen avait refusé d'abandonner la présidence durant l'entre-eux tours qui l'opposait à Jacques Chirac.  

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C'est l'homme de confiance de la famille Le Pen

Frontiste de la première heure, Jean-François Jalkh est entré au Front national en 1974. Il grimpe rapidement les échelons et intègre en 1981 le comité central, puis le bureau politique l'année suivante. Député FN de Seine-et-Marne entre 1986 et 1988, il est nommé secrétaire général du parti entre 2010 et 2011. Chargé d'organiser la succession de Jean-Marie Le Pen, c'est lui qui a intronisé Marine Le Pen à la tête du parti. Agé de 59 ans, Jean-François Jalkh siège depuis 2014 au Parlement européen dans la Commission de l’Environnement, de la Santé publique et de la Sécurité alimentaire.

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Homme de confiance de la famille, il a été mis en cause dans deux affaires judiciaires. En 2015 pour pour des soupçons d’escroquerie et de surfacturation lors des législatives et présidentielles de 2012. Il a aussi été cité dans l'affaire des assistants parlementaires du FN au Parlement de Bruxelles. Il est soupçonné d'avoir occupé un emploi fictif auprès de Jean-Marie Le Pen entre 2009 et 2014, et d'avoir touché 320.000 euros .

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