"On s'en fout de respecter le temps imparti pour répondre" : les conseils de Jean-Luc Bennahmias aux "petits" candidats

Élections Européennes 2019

INTERVIEW - Comment se démarquer face aux questions des journalistes pour les candidats qui participeront au premier débat à 11 de la présidentielle ? Sollicité par LCI, Jean-Luc Bennahmias, ancien participant à la primaire de la gauche, avait donné quelques conseils aux six "petits candidats" qui y participent.

Mardi, pour le second débat organisé avant le premier tour de la présidentielle, les onze candidats débattent sur BFMTV et CNews. Parmi eux, ils sont six à n'avoir pas été confrontés à plusieurs concurrents : Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau, Jacques Cheminade, Jean Lassalle et Philippe Poutou. Jean-Luc Bennahmias, ancien "petit candidat" lui-même à la primaire de la gauche en janvier, leur avait donné quelques conseils pour réussir leur débat.

"La première chose à faire - et cela ne sera pas facile pour certains - est d’éviter de s’habiller comme les autres", commence l'ancien député européen. Lui-même avait été le seul à se présenter sans cravate aux débats de la gauche. Juste avant le début du programme, il conseille également de ne pas répondre aux sollicitations des médias pour "rester tranquille dans la dernière demi-heure et se concentrer". "Un truc m'a joué des tours également : les clichés pris avant l'émission. Une photo abominable de moi a été reprise dans tous les médias, dont une en Une du Monde", se rappelle Jean-Luc Bennahmias.

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"Il n'est pas nécessaire de savoir répondre à tout"

Les candidats doivent-ils se préparer intensément les jours et les heures précédant le débat ? Ce n'est pas l'avis du soutien de Benoît Hamon. "Il n’est pas nécessaire de savoir répondre à tout. S’ils ont envie de parler de quelque chose, ils doivent le faire. Je leur conseille de ne pas répondre à toutes les questions posées mais de marteler deux ou trois thématiques, tout au long du débat, assume-t-il. Je ne vois pas comment à onze en quinze minutes ils peuvent développer plus de deux ou trois thématiques."

Le membre du Conseil économique, social et environnemental pense également que les six petits candidats n'ont rien à gagner à interpeller les cinq plus gros. "Ils peuvent s’ils en ont envie mais ils n’en auront pas le temps. J’ai essayé, moi, de relancer le débat, notamment sur le revenu universel, et de faire en sorte qu’on ait un vrai échange. Mais comme les cinq gros ont tout à perdre, ils vont s’adresser à leurs cibles et ne répondront pas."

Rendez-vous le 23 avril pour connaître tous les résultats du premier tour.

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Surtout, le plus important de tout pour Jean-Luc Bennahmias était de soigner la première minute du temps de parole. "C’est la plus frappante car les gens ne resteront pas trois heures devant la télévision. Elle est essentielle pour le grand public" estime-t-il, qui prévient également qu'"on s'en fout de respecter la minute pour répondre".  Un credo également valable pour la suite. Alors, mission accomplie ?

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