Emplois supposés fictifs au FN : Marine Le Pen veut porter plainte contre Le Monde après de nouvelles révélations

Emplois supposés fictifs au FN : Marine Le Pen  veut porter plainte contre Le Monde après de nouvelles révélations
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CONTRE-ATTAQUE- Après la publication par Le Monde de nouveaux éléments de l'enquête sur les emplois supposés fictifs des attachés parlementaires du FN au Parlement européen, Marine Le Pen a annoncé son intention de porter plainte contre le quotidien.

Marine Le Pen veut porter plainte contre le journal Le Monde. La présidente du FN reproche au quotidien la publication dans son édition du 30 mars de nouveaux éléments de l'enquête sur les emplois supposés fictifs d'attachés parlementaires du FN à Bruxelles, notamment le contenu d'une lettre du trésorier à Marine Le Pen. Selon le quotidien, cette lettre ainsi que d'autres documents découverts par les enquêteurs au siège du parti démontreraient la volonté du FN de se financer grâce au Parlement européen. 

A la question "Allez-vous porter plainte contre Le Monde ?", la candidate à l'élection présidentielle a répondu mercredi sur M6 : "Ah oui, bien sûr. De surcroît, tout cela vient d'une violation du secret de l'instruction qui est devenue maintenant systématique. L'instruction se fait dans les journaux". "Ce n'est pas ça le respect de l'Etat de droit, ce n'est pas ça la séparation des pouvoirs, la protection de la défense et de la présomption d'innocence", a-t-elle ajouté.  

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"Dans les années à venir et dans tous les cas de figure, nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen et si nous obtenons des reversements supplémentaires", écrivait dans la lettre incriminée l'argentier du parti le 16 juin 2014, juste après le scrutin qui a permis au FN de passer de trois eurodéputés à 24.

Dans un communiqué publié mercredi, le conseiller régional d'Île-de-France a contesté l'interprétation "risible", une "très grave diffamation", de cette lettre, qu'il date de 2013. "Les économies que le FN anticipait portaient sur les salariés du FN qui devenus députés français au Parlement européen allaient voir leurs contrats de travail s’interrompre ; les 'reversements supplémentaires' étaient ceux attendus des élus départementaux et régionaux dont le nombre devait augmenter considérablement vu les enquêtes d’opinion", soutient-il.

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Le FN voulait-il faire des économies sur le dos du FN ? "La réalité, c'est que oui, des économies étaient envisagées à raison de l'élection de députés. Pour une raison simple : que tous ces députés, avant d'être députés, étaient salariés du Front national et donc qu'en devenant députés, leurs contrats de travail s'arrêtaient, ce qui permettait au Front national de faire des économies", a déclaré Marine Le Pen sur le plateau d'M6

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"Il y a également des recettes qui sont envisagées à raison des reversements des élus pour une raison simple : c'est que nous avions anticipé évidemment l'explosion du nombre de nos élus aux départementales et aux régionales. Nous sommes passés d'un élu départemental à 60 et de 100 conseillers régionaux à près de 400", a-t-elle soutenue. 

"Le trésorier fait son travail de prévision comme le font tous les chefs d'entreprise", a défendu Marine Le Pen. "Tout ceci n'a évidemment absolument rien d'illégal et ne démontre en tout cas absolument pas ce que Le Monde cherche à démontrer. C'est une diffamation de la part du Monde, qui est très lourde et très grave à trois semaines du premier tour", a-t-elle lancé. 

En tout, c'est une vingtaine d'assistants parlementaires qui sont dans le viseur de la justice française et européenne. Depuis des mois, le parti dément fermement avoir créé des emplois fictifs au Parlement européen afin de financer des emplois au siège du Front national. Au France, Catherine Griset a été mise en examen, d'autres pourraient suivre. 

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