Présidentielle : Mélenchon balaye la candidature Montebourg

Élections Européennes 2019
TOUS POUR MOI - Dans une interview au "Monde", Jean-Luc Mélenchon assure ne pas être inquiet de la concurrence des socialistes "frondeurs". Il en est convaincu : ils assurent sa propre promotion.

La rentrée politique de Jean-Luc Mélenchon, le 28 août à Toulouse, promet des étincelles. Dans une interview accordée au Monde ce mercredi, le candidat autoproclamé de la "gauche de la gauche" à la présidentielle de 2017, fondateur du Parti de gauche, annonce la couleur de sa campagne électorale : tous les frondeurs PS derrière et lui devant. Après l'annonce de la candidature du député socialiste Benoit Hamon, puis celle d'Arnaud Montebourg, l'ancien candidat à la présidentielle de 2012 ne s'émeut pas vraiment de cette "concurrence" à gauche de François Hollande. "Quand surgissent les candidatures de Hamon, Montebourg, Duflot, Lienemann et Filoche, cela élargit l'espace pour d'autres thèmes", estime-t-il. "La première chose que ces candidatures disent, c'est que Hollande a échoué."

Il minimise la candidature Montebourg


Et de poursuivre : "Les mots de Montebourg ont été très durs. Quand vous en avez trois sur quatre qui parlent, comme moi, de VIe République, de sortir des traités européens, de transition écologique, ça améliore la crédibilité et l’écoute de mon programme. Ils travaillent pour moi".


L'ancien ministre de Lionel Jospin enfonce le clou. "Si Montebourg s'inscrit dans la primaire socialiste, il retourne sur le papier tue-mouches. En dehors, il explose le PS, affaiblit Hollande et le centre droit. J'y gagne dans tous les cas."   

"Un choix sur l'Europe"


Jean-Luc Mélenchon, qui s'est lancé pour l'heure sans le soutien du Parti communiste, n'annonce pas seulement une campagne contre le bilan de François Hollande. Il s'attaquera aussi à l'Union européenne, en promettant "un référendum" sur les traités européens. "Le choix du prochain président est un choix sur l'Europe", assure ce pourfendeur de la Commission européenne.


Il compte également éviter "la surenchère sécuritaire" qu'annonce, selon lui, le lancement de campagne de Nicolas Sarkozy. "Les attentats de l'été et les délires sécuritaires auxquels ils ont donné lieu ont à nouveau déplacé le centre de gravité vers des thèmes morbides desquels rien de positif ne peut venir. Or, pour moi, les privilèges de l'argent sont la cause de tous nos maux." En somme, rien de surprenant : Jean-Luc Mélenchon mènera une campagne résolument à gauche.  

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