Primaire à droite : qui soutient qui ?

Élections Européennes 2019

CHRONIQUE DE LA PRIMAIRE - Les sept candidats ont leur cour. Pour se faire une idée des alliances qui se nouent en vue d'un futur gouvernement, LCI vous propose un petit récap' alors que le premier tour de la primaire à droite a lieu ce dimanche 20 novembre.

Il ne reste plus que quatre jours avant le premier tour de la primaire à droite, ce 20 novembre. Durant la campagne, les ralliements se sont multipliés autour des sept candidats. S'ils intéressent peu le grand public, ils ont une certaine importance puisque le soutien de telle ou telle personnalité peut influencer le programme du candidat, mais aussi le possible gouvernement qu'il mettrait en place s'il venait à l'emporter à la présidentielle, en mai 2017. Dans cette perspective, LCI vous propose en un coup d'oeil de savoir qui roule pour qui. 

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    ALAIN JUPPÉ

    Si son avance dans les sondages fond un peu, Alain Juppé peut toutefois capitaliser sur les ralliements qu'il peut revendiquer : le député Frédéric Lefebvre (ex-candidat à la primaire et ancien sarkozyste), le sénateur-maire de Lyon Hubert Falco, le député de la Drôme Hervé Mariton, celui de la Manche, Philippe Gosselin ou encore le jeune sénateur Jean-Baptiste Lemoyne. Alain Juppé comptait déjà dans son entourage l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l'ancien ministre du Logement et député Benoist Apparu, ou encore des caciques de la droite comme les députés Hervé Gaymard, Dominique Perben, Jean Leonetti ou la sénatrice Fabienne Keller. Le maire de Bordeaux a également attiré dans son escarcelle plusieurs centristes, comme Philippe Vigier, Bertrand Pancher et Louis Giscard d'Estaing. 

    NICOLAS SARKOZY

    Malgré son retard sur Alain Juppé, l'ancien chef de l'Etat bénéficie de nombreux soutiens, notamment dans l'état-major des Républicains, dans l'aile droite du parti. Nicolas Sarkozy n'a toutefois pas engrangé de soutiens marquants depuis l'annonce choc, cet été, des ralliements de l'ex-chiraquien François Baroin, du maire de Tourcoing Gérald Darmanin, devenu le coordinateur de sa campagne, et du patron des députés, Christian Jacob. Dans son cercle d'alliés, Nicolas Sarkozy bénéficie aussi du soutiens des députés Pierre Lellouche, David Douillet, Guillaume Larrivé et de la députée européenne (qui fut bien sûr sa ministre de la Justice) Rachida Dati. Puis il y a le cercle des inconditionnels : Eric Ciotti, Brice Hortefeux, Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Christian Estrosi et son "ami de trente ans", le sénateur Roger Karoutchi. Sans oublier son ancien mentor, Edouard Balladur, sa première fan, Bernadette Chirac, et sa seconde fan - un temps déçue par lui -, Nadine Morano

    BRUNO LE MAIRE

    Celui qui voulait être "L'outsider" de la primaire déchante depuis que François Fillon lui a pris la place de 3e homme. En revanche, durant la campagne, il a reçu le soutien de l'ancien ministre UDI Hervé Morin, alors qu'il bénéficiait déjà de l'appui d'un autre centriste influent, le député Yves Jégo. Dans son cercle rapproché, Bruno Le Maire peut compter sur les députés Laure de la Rodière (Eure-et-Loire) et Thierry Solère (Hauts-de-Seine), ainsi que sur les "quadras" franciliens Franck Riester (député-maire de Coulommiers) et Stéphane Beaudet (maire de Courcouronnes).  Parmi d'autres responsables de cette génération politique figurent la maire du IXe arrondissement de Paris, Delphine Bürkli, et le député de la Marne, Arnaud Robinet. 

    FRANÇOIS FILLON

    Ragaillardi par les derniers sondages, l'ancien Premier ministre peut se prévaloir d'un important réseau de parlementaires parmi ses soutiens dans cette campagne. Parmi eux, on retiendra notamment Philippe Bas (Manche), Valérie Boyer (Bouches-du-Rhône), Jérôme Chartier (Val d'Oise), Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis) ou encore le député de Paris Bernard Debré et celui de Haute-Savoie, Lionel Tardy. François Fillon peut aussi se prévaloir des soutiens du président du Sénat, Gérard Larcher et de l'ancien ministre Thierry Mariani. 

    NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET

    NKM a dû batailler ferme pour obtenir ses parrainages et pouvoir participer à la primaire de la droite. Cet été, elle en avait même fait un petit film amusant, reprenant des déclarations de ses concurrents coupées de leur contexte et montées de façon à faire croire qu'ils la soutenaient. A près de 4% d'intention de vote dans les sondages, l'ancienne ministre est relativement isolée sur le plan politique. Elle peut néanmoins compter sur quelques parlementaires comme le député Martial Saddier (Haute-Savoie) ou d'élus parisiens comme les conseillères de Paris Deborah Pawlik et Marie-Laure Harel. Plus original : elle a reçu l'onction de deux sénateurs radicaux de gauche, Mireille Jouve et Michel Amiel.

    JEAN-FRANÇOIS COPÉ

    L'ancien patron de l'UMP, dont la campagne n'a jamais vraiment décoller. Coincé entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, sa "droite décomplexée" peine toutefois à trouver des alliés. Et même à les garder. Le maire de Meaux a ainsi vu, cet été, son "ami de toujours" Christian Jacob le quitter pour Nicolas Sarkozy. La même semaine, Bernard Reynes, le maire de Châteaurenard, faisait de même. En avril dernier, Jean-François Copé comptait parmi ses soutiens les députés Michèle Tabarot, Olivier Dassault ou encore Gérard Cherpion. 

    JEAN-FRÉDÉRIC POISSON

    Le candidat du Parti chrétien-démocrate (formation de l'ex-ministre Christine Boutin), opposant au Mariage pour tous, est naturellement soutenu par des responsables de son mouvement, dont par exemple le vice-président du PCD Franck Margain. 

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