Primaire à droite - "Sanctionnez-les" : Wauquiez, soutien de Sarkozy et patron des Républicains, oublie sa promesse de neutralité

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CLOUÉS AU PILORI - Lors du meeting de Nicolas Sarkozy, mercredi soir à Lyon, Laurent Wauquiez, président de la Région et président par intérim des Républicains, a notamment appelé les militants à "sanctionner" ceux qui s'en prennent à l'ancien président. Il y a deux mois, il s'interdisait pourtant "toute attaque contre les autres candidats" à la primaire.

Il y a deux mois, Laurent Wauquiez, devenu président par intérim des Républicains après le départ de Nicolas Sarkozy et l'entrée en campagne de ce dernier dans la primaire de la droite, promettait la main sur le coeur dans une interview au JDD : "Je m'appliquerai un code de conduite. Mon soutien à Nicolas Sarkozy n'est un mystère pour personne. Pour autant, je m'interdirai toute attaque contre les autres candidats. Je souhaite que chacun fasse une campagne positive, pas négative. C'est un code de conduite minimal qu'on est en droit d'attendre au sein d'une famille politique". Une position réaffirmée sur LCI le 30 août.

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Laurent Wauquiez sur LCI le 30 août : "Je pense que les candidats à le primaire doivent s'appliquer à un code de conduite"

Mercredi soir, celui qui dirige la Région Auvergne-Rhône-Alpes a, sans surprise, accueilli chaleureusement Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Lyon. Mais, prenant un peu de liberté par rapport à ses promesses du mois d'août, il s'en est pris violemment à "ceux qui passent leur temps à critiquer Nicolas Sarkozy au lieu d'expliquer leur projet et d'avoir la décence de le faire en positif". "Soyez intraitables avec eux", a-t-il lancé. Et d'en appeler aux militants de droite : 

Sanctionnez ceux qui ont cette indignité et cette absence totale de loyautéLaurent Wauquiez

Avec cette tirade, l'élu du Puy-en-Velay, très proche de la ligne politique de Nicolas Sarkozy, vise tout particulièrement "ceux qui étaient hier ministre, dans la majorité, et qui à l'époque passaient leur temps à jouer les courtisans et qui aujourd'hui passent leur temps à le critiquer. On flatte un jour et on plante des poignards dans le dos le lendemain".


Visés, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet apprécieront probablement cette "critique positive". D'autant qu'en août, le patron des Républicains avait déjà menacé ses camarades de "lourdes sanctions" s'ils s'amusaient à "tirer la campagne vers le bas". Juge et partie ?

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