Primaire à gauche : Claude Bartolone encourage Valls à affronter Hollande

PRIMAIRE DE LA GAUCHE - Le président de l'Assemblée nationale plaide pour une candidature de François Hollande et de son Premier ministre les 22 et 29 janvier. Et souhaite un ralliement de Macron et Mélenchon au second tour de ce scrutin.

Il rêve d'une gauche une et indivisible. Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a dit souhaiter, ce 26 novembre à Bondy, que François Hollande et Manuel Valls participent tous deux à la primaire initiée par le PS, avant de se rassembler au second tour. Claude Bartolone plaide aussi pour une participation d'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui font pour l'heure candidature à part, au scrutin prévu les 22 et 29 janvier.


"Je ne sais pas pour qui je vais voter, mais ce n'est pas une petite primaire qui peut nous sauver. Je souhaite que Macron  participe à la primaire, je souhaite que Valls participe à la primaire, je souhaite que Hollande participe à la primaire, et je  souhaite que Mélenchon vienne exprimer au sein de la primaire sa différence", a déclaré M. Bartolone en arrivant au "Carrefour des gauches" organisé par Martine Aubry.

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C'est un électrochoc à gauche qui est nécessaireClaude Bartolone, président PS de l'Assemblée nationale

Et de continuer, à propos des deux têtes de l'exécutif : "Je préfèrerais qu'ils participent tous les deux à la primaire, plutôt que l'un puisse se dire : 'voilà je suis éliminé sur le tapis vert, donc je m'éloigne de la campagne, je m'éloigne des socialistes, je m'éloigne de l'action gouvernementale'. S'ils se sentent et l'un et l'autre porteurs d'un projet pour la France, s'ils sentent qu'ils ont des choses à dire aux Français, autant qu'ils aillent à la primaire, et que l'on puisse les voir se rassembler au second tour de cette primaire", a répondu M. Bartolone.


"Puisque depuis maintenant 15 jours il semble y avoir un débat entre le président de la République et le Premier ministre, qu'ils aillent devant les militants de gauche. C'est un électrochoc maintenant à gauche qui est nécessaire pour sortir de cette idée que de toutes façons, c'est plié", a complété un peu plus tard M. Bartolone. 


N'y aurait-il pas une forme de déloyauté du Premier ministre dans une telle  hypothèse ? "Je comprendrais parfaitement qu'il puisse y avoir, y compris chez  des socialistes, une idée différente à la fois de l'appréciation sur le bilan à tirer de ce quinquennat, mais de ce que nous voulons faire des résultats de ce quinquennat pour proposer à nos compatriotes un avenir différent de celui que proposent les conservateurs". Martine Aubry a quant à elle assuré que, pour l'instant, elle ne "sait pas" pour qui elle votera. 

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