Pour Macron, ni proches employés par les parlementaires, ni "trêve judiciaire" pour Fillon

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Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

ATTAQUE - Alors qu’il doit dévoiler son programme ce jeudi, Emmanuel Macron en développe plusieurs axes dans "Le Parisien" ce jeudi 2 mars. Il en profite notamment pour tacler François Fillon et affirmer vouloir mettre fin à certaines pratiques des parlementaires.

L’affaire Fillon, du pain béni pour ses concurrents. Alors que l’ancien Premier ministre a révélé mercredi être convoqué par les juges pour une probable mise en examen dans le cadre des soupçons d’emploi fictif dont aurait bénéficié sa femme Penelope, Emmanuel Macron profite ce jeudi de la présentation de son programme à la presse pour marquer sa différence avec son rival. Interrogé par Le Parisien sur la moralisation de la vie politique, le candidat d’En Marche! annonce vouloir interdire "aux parlementaires l’emploi de proches ou de membres de leur famille".

"Quand il s’agit de l’argent public, on ne doit pas pouvoir embaucher ses proches", a-t-il déclaré, en précisant que les parlementaires pourraient toujours le faire sur leur propre argent. Dans le même sens, Emmanuel Macron précise au Parisien que s’il est élu, les frais de représentation des parlementaires seront fiscalisés et devront être justifiés pour être déduits. Il entend également "réduire drastiquement les conflits d’intérêts en (les) interdisant […] d’exercer des activités de conseil".

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Quand des faits nécessitent des poursuites judiciaires, elles doivent se dérouler normalement, même s’il y a une campagne- Emmanuel Macron

Interrogé sur les déboires de François Fillon, qui souhaite une "trêve judiciaire" le temps de la campagne (tout comme Marine Le Pen), Emmanuel Macron s’est fait un plaisir de se positionner "contre" cette demande. "Il ne peut y avoir la tolérance zéro pour les jeunes de banlieue et la complaisance pour les cols blancs et les puissants", s’est-il justifié. "Quand des faits nécessitent des poursuites judiciaires, elles doivent se dérouler normalement, même s’il y a une campagne".

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