PS et Verts scellent leur union malgré la fracture sur Notre-Dame-des-Landes

PS et Verts scellent leur union malgré la fracture sur Notre-Dame-des-Landes

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MUNICIPALES - Les discussions entamées le soir du premier tour entre les Verts et les socialistes ont abouti à "un nouveau contrat pour Nantes". Si des éléments du programme écologiste ont été ajoutés à celui des socialistes, aucun accord n’a en revanche été trouvé sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Sourires, embrassade, elles ont affiché leur complicité. Ce mardi, Johanna Rolland et Pascale Chiron, les candidates PS et EELV, ont officialisé l’ union de leurs partis en vue d’une liste commune pour le deuxième tour des élections municipales . "Dimanche dernier, la gauche a été très largement majoritaire, les écologistes ont atteint les 14%", a rappelé Johanna Rolland. "C’est un signal important, dans un contexte difficile. C’est pourquoi, j’ai fait le choix d’appeler au rassemblement."

Dès dimanche minuit, les deux partis ont entamé des discussions. "Cela été long, il y a eu des tensions", reconnaît Pascale Chiron, qui s'est voulu "ferme, exigeante". Au final, pour cette union faite "dans la clarté", les deux femmes affichent deux grands sujets de convergence : la démocratie citoyenne, "qui fait partie du renouvellement de la classe politique", et une "grande ambition : faire de Nantes une ville référence sur la transition écologique". Des propositions EELV ont ainsi été ajoutées au programme socialiste, comme l’indépendance des conseils de quartier, l’engagement pour une rocade de tramway ou encore, dans le cadre du projet de l’île Gloriette, la réhabilitation du square Daviais avec le maintien du marché et le réaménagement de l’esplanade en l’ouvrant sur la Loire.

Un "constat de désaccord assumé" sur Notre-Dame-des-Landes

Les positions n’ont en revanche officiellement pas changé sur Notre-Dame-des-landes, pourtant le premier axe de désaccord, le PS soutenant le futur aéroport et les Verts y étant opposés. Toutes deux assurent que "ce sujet devenu national n’a jamais été l’alpha et l’omega de notre politique locale". "Nos divergences sont anciennes et connues, elles demeurent", estime Johanna Rolland. Sur le papier, aucune concession n'a été faite sur le sujet. Ce "constat de désaccord", "assumé", tient en une phrase dans leur programme : "Nous prenons acte ensemble de l’orientation du gouvernement de ne pas débuter les travaux avant l’épuisement de tous les recours juridiques actuellement déposés." Une manière de repousser sans fin le projet ? Elles n'en disent rien. Même si, lorsque les recours seront épuisés, l'union risque de s'avérer problématique : "On verra en fonction de ce qui se passera", se contente d’indiquer Pascale Chiron.

Les Verts obtiennent ainsi 18 places sur la nouvelle liste d’union de gauche, dont 15 en position éligible. Pascale Chiron est troisième sur la liste. "La gauche est rassemblée, à un moment où la droite nantaise a fait l’un des plus mauvais scores de France, et n’a ni projet ni capacité à rassembler", estime Johanna Rolland.
 

> Pour lire le détail de l'accord PS-EELV au second tour des élections, dimanche prochain.

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