Quand Macron et Mélenchon font peur au PS et au PCF pour les législatives

Quand Macron et Mélenchon font peur au PS et au PCF pour les législatives

CONCURRENCE - Aux législatives, Jean-Luc Mélenchon enverra des candidats de son cru, tandis qu'Emmanuel Macron veut 577 investitures. Chaque jour avec ces deux-là est un supplice, tant pour le Parti socialiste que pour le Parti communiste.

Non contents de jouer les trouble-fêtes auprès du Parti socialiste (et au PCF), qu'ils surpassent régulièrement dans les sondages, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon commencent déjà à faire des vagues pour les élections législatives. Ce mardi à Berlin, l'ancien ministre de l'Economie a assuré que son mouvement "En marche" présenterait "des candidats partout". De son côté, le candidat de "La France insoumise" compte, plus modestement, envoyer des candidats de son cru, parfois même dans les circonscriptions de députés PCF sortants.

"Vous aurez aussi des uns et des autres qui seront En Marche et socialiste, En Marche et Les Républicains, En Marche et UDI...", a ainsi explicité Macron, se disant attaché à la possibilité de "double appartenance" au sein d'"En Marche". Qu'ils ne participent pas à la primaire de la "Belle alliance populaire", le PS a déjà eu du mal à s'en remettre, mais qu'ils osent venir chasser sur leurs terres... 

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Le boss de Solférino Jean-Christophe Cambadélis a ainsi déploré "la décision unilatérale et personnelle d'Emmanuel Macron de présenter 577 candidats aux législatives". Un "geste regrettable", poursuit-il. Mais pas de quoi faire peur au néo-politicien. Macron martèle : "Un, on va gagner la présidentielle. Deux, dans le souffle de la présidentielle, et ce sera décidé bien avant, j'aurai des candidats partout."

Les mêmes arguments avaient été lancés à Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il lançait sa campagne à la présidentielle, sans le PCF. Et maintenant qu'il est question des législatives, André Chassaigne, chef de file des députés communistes et qui voit un candidat "France insoumise" venir lui disputer sa circonscription, éructe, évoquant le fait qu'il n'y ait "pas de négociations avec Jean-Luc Mélenchon, qui ne souhaite pas négocier et qui a pris acte du soutien du PCF, point."

Il est des signes qui ne trompes pas. Alors que les inscriptions à la primaire de la gauche étaient closes, Jean-Christophe Cambadélis avouait que pour ces deux trublions, des exceptions étaient possibles. Que dire aussi du déplacement de Pierre Laurent aux voeux de Mélenchon, et de l'absence de ce dernier aux voeux du premier... Quoi qu'ils en disent, que le PS et le PCF donnent autant de crédit aux faits et gestes de leurs deux concurrents à leur gauche et à leur droite montre bien une chose : leur peur de voir des électrons libres venir leur voler la vedette.

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