Qui est Eric Piolle, l'écolo propulsé à la tête de Grenoble?

Qui est Eric Piolle, l'écolo propulsé à la tête de Grenoble?

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PORTRAIT - Inconnu il y encore seulement quelques semaines, Eric Piolle est devenu un symbole national après avoir ravi la mairie de Grenoble, détenue depuis 19 ans par les socialistes, avec plus de 40% des voix.

Il en a parcouru du chemin, la plupart du temps à vélo ! L’écologiste Eric Piolle, qui siègera d’ici quelques heures à la mairie de Grenoble, est devenu un symbole à l’échelle nationale. Donné en seconde position dans les sondages, le candidat a fait la prouesse de porter la coalition EELV-PG-Réseau Citoyen à la mairie de Grenoble à 40,04% des voix.

En devançant largement (de plus de 10 points) son rival Jérôme Safar, désinvesti par le PS pour avoir refusé de se désister en faveur des écologistes, Eric Piolle est devenu le symbole d’une nouvelle gauche. Misant sur la simplicité et la proximité, il se déplace partout dans la ville à vélo... et cela n’est pas prêt de s’arrêter. "Ce qui va changer, c’est que je vais désormais porter un casque et suivre le code de la route", ironise-t-il.

"Une synthèse à lui tout seul"

Eric Piolle, 41 ans et père de 4 enfants, incarne à lui seul le renouveau de la gauche : cet ancien cadre informatique chez HP a démissionné après avoir refusé de mettre en place un plan de délocalisation. Il a ensuite rejoint une coopérative où il fait désormais du conseil.

Le nouveau maire a su faire l’unanimité, au sein de son parti mais aussi de la coalition menée avec le PG et le Réseau citoyen. Au point que ses rivaux parlent même de "gendre idéal". Aussi à l’aise avec les militants qu’avec les patrons du Medef, "c’est une synthèse à lui tout seul", affirme volontiers son bras droit, le militant Enzo Lesourt. A tous ceux qui tentent de lui opposer le monde économique, le nouveau maire répond : "Ceux qui ont cherché à instrumentaliser le monde économique se mettent les doigts dans l’œil, car je viens du monde de l’industrie".

Et rappelle quelques unes de ses promesses de campagne : annuler l’augmentation de salaire de 25% votée aux élus, mettre en place la gratuité des transports en commun de la Tag pour les 18-25 ans, proposer des pistes alternatives au projet de l’Esplanade… "Désormais, quand on parlera de ‪Grenoble on ne parlera plus du discours de ‪Sarkozy", a conclu Eric Piolle dans son premier discours, devant une foule de plusieurs milliers de personnes rassemblées devant le Musée de Grenoble. 

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