Rama Yade : "Je veux représenter la France des oubliés de la démocratie"

PRÉSIDENTIELLE - Rama Yade était l'invitée du "Grand soir" ce mercredi 14 décembre. Elle nous explique pourquoi elle tient à s'engager dans la course à l'Elysée.

Ex-figure phare de l'UDI, ancienne secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, Rama Yade est aujourd'hui en rupture de ban avec sa famille politique, voire même avec le système politique tout entier. Candidate pour la présidentielle 2017 depuis avril, la jeune femme a monté son propre mouvement : La France qui ose. Un mouvement qui rassemble des milieux associatifs, écologistes et entrepreneuriaux et qui affiche 50 000 sympathisants.


Que propose-t-elle? De "représenter la France des oubliés de la démocratie". Elle se montre d'ailleurs très fière d'avoir obtenu la majorité de ses promesses de parrainages (près de 300 actuellement) grâce à des maires ruraux. Rama Yade, candidate de la ruralité, une image qui tranche avec son parcours politique mais peu importe, elle veut montrer "une nouvelle voie".


Dans les "dix mesures chocs" qu'elle met en avant sur son site de campagne, on note la suppression du RSI ou encore zéro charge pour une première embauche, mais aussi des propositions plus étonnantes. Rama Yade souhaite orienter les meilleurs élèves de chaque collège dans des établissements d'élite. Un moyen selon elle, de donner une chance supplémentaire à tous et notamment aux élèves de banlieue ou éloignés des grandes villes. 

Son approche est trop comptable, il y a des hommes et des femmes derrièreRama Yade, évoquant son rival François Fillon

Autre proposition qui dénote: le remboursement des soins à 90% au lieu des 70% actuels. Pour cela, elle propose de supprimer les mutuelles "qui de toute façon rembousent de moins en moins" et de relever les cotisations. Un point de vue bien différent de son rival à droite François Fillon. "Son approche est trop comptable", souligne Rama Yade. "Il y a des hommes et des femmes derrière."


Mais la mesure qui risquent de faire bondir reste la suppresion du financement public des syndicats. Rama Yade assure que cela permettrait de "relégitimer" les syndicats et d'assurer une plus grande pluralité. Pas sûr qu'ils l'entendent de la même manière.

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