Régionales 2015 : tous les résultats en un clin d'oeil, région par région

Régionales 2015 : tous les résultats en un clin d'oeil, région par région

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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LA PREUVE PAR 13 - Les Français ont voté dimanche pour élire les conseils régionaux des 13 nouvelles régions métropolitaines. Metronews vous donne tous les résultats de ce dernier vote avant la présidentielle de 2017.

Un scrutin favorable à la droite. Dimanche soir, les listes de l'union Les Républicains-UDI se sont imposées dans sept des 13 régions métropolitaines, rassemblant 40,5 % des suffrages au niveau national. Un score qui place la parti de Nicolas Sarkozy loin devant la gauche et le FN, qui ont chacun recueilli quelque 30 % des voix. Mais si l'extrême droite peut se féliciter du nombre de ses électeurs, elle termine sans la moindre région, après être arrivée en tête dans six d'entre elles au premier tour. Metronews fait le point sur le résultats partout en France. 

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Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Au terme d'une violente bataille interne au PS, trois listes se sont affrontées au deuxième tour en ACAL : celle de Florian Philippot pour le Front national, celle de Philippe Richert pour Les Républicains et celle du socialiste Jean-Pierre Masseret. Au premier tour, le FN était arrivé en tête avec 36,06% des suffrages, suivi des LR avec 25,83% des voix. Enfin, le PS en avait obtenu 16,11%.

Compte tenu du retard de la liste de gauche, la victoire, dimanche 13 décembre, s'est jouée entre le FN et LR. Si l'avantage allait à Florian Philippot, le comportement des électeurs de gauche pouvait faire basculer l'élection dans un sens ou dans l'autre. Mais la triangulaire a finalement tourné en faveur du candidat de Nicolas Sarkozy, qui a rassemblé derrière sa candidature 48,4 % des suffrages, devant la liste Front national (36,01%) et celle de Jean-Pierre Masseret (15,51 %). 

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Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Alain Rousset rempile pour un mandat dans le Sud-Ouest. Avec 15 points de réserve de voix à gauche (5 listes estampillées Europe-Ecologie-Les verts, Front de gauche ou divers gauche) après le premier tour, il est réélu dans un fauteuil, le sien depuis déjà 17 ans, avec 44,27% des voix contre 34,06% pour Virginie Calmels au second tour. Le candidat FN reste en-dessous de son score du premier tour avec 21,67% des voix. 

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Auvergne-Rhône-Alpes
Dans cette région, le premier tour avait donné l'avantage à la droite. Pour Les Républicains, Laurent Wauquiez avait obtenu 31,73 % des suffrages, six points devant le candidat du FN, Christophe Boudot, arrivé en deuxième position avec 25,52 % des voix. Enfin, le candidat PS Jean-Jack Queyranne avait échoué à la troisième place, avec 23,93 % des voix.

Le second tour s'annonçait très serré : malgré son retard, Jean-Jack Queyranne pouvait compter sur les réserves de voix des écologistes et de l'extrême gauche pour rattraper ses adversaires. Mais au fional, cela n'aura pas été suffisant : Laurent Wauquiez l'emporte largement, avec 44,61% des suffrages, devant son adversaire socialiste (36,86%). La liste d'extrême droite, elle, affiche un net recul puisque malgré la mobilisation en hausse, elle termine avec 22,55% des voix.

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Bourgogne-Franche-Comté
La droite et la gauche pouvaient-elles faire barrage au Front national en Bourgogne Franche-Comté ? Au vu des scores du premier tour, la question se posait. Sophie Montel, la candidate de l'extrême droite, était arrivée largement en tête, avec 31,48% des voix. Derrière, la liste Les Républicains de François Sauvadet avait rassemblée 24% des suffrages, tandis que le PS de Marie-Guite Dufay plafonnait à 22,99% des voix.

Au second tour, pourtant, c'est bien la candidate socialiste qui l'a emporté par 34,68% des voix contre 32,89 pour la liste de François Sauvadet. Dans la région comme ailleurs, le FN ne dispose que de peu de réserves et plafonne au second tour (32,44% pour Sophie Montel). 

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Bretagne
En Bretagne, rien ne semblait pouvoir faire barrage à la gauche. Le fait est de constater que Jean-Yves Le Drian, qui avait déjà largement remporté les précédentes élections régionales, se dirigeait vers une réélection dans un fauteuil. Et elle a eu lieu. 

Au premier tour, il avait rassemblé 34,92 % des voix, 10 points de plus que Marc Le Fur, candidat de la droite, le chef de file du Front national, Gilles Pennelle, n'obtenant lui que 18,17 % des suffrages. Jean-Yves Le Drian a creusé l'écart au second tour avec 51,41% des suffrages exprimés contre 29,72% pour Marc Le Fur. 

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Centre-Val de Loire
Après 17 ans à la tête de la région, la gauche semblait en difficulté en Centre-Val de Loire. La liste socialiste, emmenée par le président sortant François Bonneau, avait en effet échoué à la troisième place dimanche dernier, avec 24,31% des voix, derrière la liste Les Républicains (LR) de Philippe Vigier (26,25%) et le candidat frontiste, Philippe Loiseau (30,49%).

Ce dimanche 13 décembre, les socialistes l'ont emporté d'un tout petit point à 35,43% contre 34,58% des voix pour la liste de droite. Comme dans l'ensemble des régions où il s'est qualifié au second tour, le FN plafonne à un score proche du premier tour : 30% pour le Centre-Val de Loire. 

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Île-de-France
Pour Les Républicains, l'élection en Île-de-France était l'une des plus importantes de la campagne. Après 17 ans de présidence socialiste, Valérie Pécresse espérait tourner la page et ramener la région de la capitale, la plus peuplée et la plus importante économiquement du pays, dans le giron de la droite. Le premier tour avait tourné à son avantage : la tête de liste des Républicains a rassemblé 30,51 % des voix, suivie du candidat PS Claude Bartolone (25,19%) et de Wallerand de Saint-Just, chef de file frontiste (18,41%).

Dimanche soir, le deuxième tour a bien failli tourner court pour la candidate de la droite. Les estimations sur la quasi-totalité des bulletins dépouillés la donnaient gagnante d'un tout d'un tout petit point, avec 43,84 % des voix, devant Claude Bartolone (42,15 %). La liste FN, elle, recule de quatre points, et termine avec 14,01 % des voix.

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Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Louis Aliot, le vice président du Front national, avait créé la surprise lors du premier tour des régionales, arrivant en tête du scrutin avec 31,83 % des suffrages, devant la liste socialiste de Carole Delga (24,41%) et Dominique Reynié, le candidat investi par Les Républicains (18,84%).

Malgré sa troisième place, Dominique Reynié a décidé de se maintenir au second tour, appliquant à la lettre la consigne "ni front républicain, ni Front national" voulue par Nicolas Sarkozy. Mais cette posture n'a pas empêché l'élection à la tête de la région de Carole Delga. Grâce aux réserves de voix des écologistes et de l'extrême gauche, celle-ci s'est imposée avec 44,81% des suffrages, devant Louis Aliot, qui progresse de deux points (33,87%). Malgré une légère hausse, Dominique Reynié n'a pas fait mieux que troisième, et termine avec 21,32% des voix.

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Nord-Pas-de-Calais-Picardie
C'était l'une des régions aux enjeux les plus élevés, après la très bonne performance de Marine Le Pen au premier tour. Dimanche dernier, elle avait fini largement en tête, avec un peu moins de 41% des suffrages, suivie par Xavier Bertrand (25%), tête de liste des Républicains et Pierre de Saintignon (18%), le candidat PS. Afin de faire barrage au Front national, le bureau politique du Parti socialiste avait demandé à son candidat de se retirer en faveur de la droite. Dimanche soir, les électeurs devaient donc choisir entre Xavier Bertrand et Marine Le Pen.

Une manoeuvre qui a suffi à faire empêcher l'élection de Marine le Pen à la tête de la région. Le report des voix de gauche sur la candidature de Xavier Bertrand a en effet permis à celui-ci de prendre assez largement la tête du second tour : il rassemble à l'issue de cette élection 57,77 des voix, loin devant son adversaire d'extrême droite (42,23%).

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Normandie
Le Front national est passé très près de prendre la tête de la Normandie dimanche dernier. Avec 27,71% des suffrages au soir du premier tour, Nicolas Bay, candidat de l'extrême droite, avait fini à la deuxième place, juste derrière Hervé Morin (27,91%). Nicolas Mayer Rossignol, chef de file des socialistes, avait lui terminé à la troisième place, avec 23,52 % des voix.

Un temps estimé gagnant le soir du second tour, Nicolas Mayer Rossignol a finalement raté la victoire au second tour d'une courte tête : 36,08% contre 36,43% pour Hervé Morin, vainqueur final du scrutin. Nicolas Bay (FN) récolte 27,5% des suffrages exprimés.

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Pays de la Loire
Dans sa tentative de reconquérir les Pays de la Loire, la droite avait pris une sérieuse option sur la victoire lors du premier tour. Bruno Retailleau, le sénateur vendée-+n qui emmenait la liste LR-UDI-MoDem, était en effet arrivé largement en tête dimanche dernier, avec 33,5 % des suffrages. Il profitait d'une avance de huit points sur la liste PS de Christophe Clergeau (25,8 %), et de 12 points sur le candidat FN, Pascal Gannat.

La mobilisation plus élevée du second tour n'a pas chamboulé l'ordre des candidats. Bruno Retailleau a terminé en tête, rassemblant 42,7% des suffrages, même si son avance sur la liste socialiste s'est réduite  (Christophe Clergeau a obtenu 37,56% des voix). La liste du Front national termine elle en recul par rapport au premier tour, avec 19,94%.

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Provence-Alpes-Côte d'Azur
La question était dans tous les esprits avant ce second tour : Estrosi pouvait-il faire barrage à Marion Maréchal-Le Pen ? La candidate frontiste était arrivée très largement en tête du premier tour avec 40,55 % des voix, devant la liste d'union de la droite de Christian Estrosi (26,47%) et celle du PS de Christian Castaner (16,59%). Devant cette débâcle, celui-ci s'était retiré et appelait ses électeurs à voter pour la droite, afin de faire barrage au Front national.

Ce message a trouvé un écho au sein de l'électorat de gauche. Dimanche soir, Christian Estrosi a ainsi pu rattraper son retard sur la jeune candidate frontiste, pour finalement s'imposer avec un peu moins de dix points d'avance. Les Républicains remportent ainsi 54,78% des suffrages, quand la liste du Front national progresse, elle, encore un peu plus pra rapport au premier tour, avec 45,22% des voix.

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