Régionales : le FN pourrait gagner quatre régions, selon un sondage

Régionales : le FN pourrait gagner quatre régions, selon un sondage

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TENDANCES AVANT VOTE - Un sondage Ipsos-Sopra Steria pour le Cevipof et Le Monde confirme une poussée du Front national lors du scrutin des 6 et 13 décembre. Le parti de Marine Le Pen pourrait convoiter non pas deux, mais quatre régions sur treize en métropole.

Que l'on considère ou non que les sondages "gonflent" le score du FN, ils ont le mérite d'être constants. Après la vague BVA de dimanche dernier qui faisait apparaître des progressions de 3 à 6 points du parti de Marine Le Pen, selon les régions, depuis les attentats, un sondage Ipsos-Sopra Steria pour le Cevipof et Le Monde montre qu'une victoire du parti d'extrême droite est désormais possible non plus dans 2, mais dans 4 régions sur 13 en métropole.

D'après Le Monde , le Front national apparaît en tête des intentions de vote dans 6 régions au premier tour, dimanche 6 décembre, soit la moitié des collectivités. Au second tour, l'extrême droite confirme sa domination en cas de triangulaires au second tour en région Paca, avec 41% pour Marion Maréchal-Le Pen (FN), devant Christian Estrosi (LR, 34%) et Christophe Castaner (PS, 25%). Idem dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, où Marine Le Pen (FN, 40%) devance les deux autres candidats désormais à égalité (Pierre de Saintignon et Xavier Bertrand, à 30%).

Philippot en hausse en Alsace

Mais le FN s'affirme également comme un possible favori dans d'autres régions, dans le cas désormais probable où droite comme gauche se maintiendraient au second tour. C'est le cas en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, où le numéro 2 du FN, Florian Philippot, prend la tête de la course avec 37%, devant Philippe Richert (LR, 35%) et Jean-Pierre Masseret (PS, 28%). En Bourgogne-Franche Comté enfin, le second tour pourrait mettre gauche (35 %), droite (33%) et FN (32%) dans un mouchoir de poche.

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D'après l'étude, l'ordre des priorités s'est inversé chez les électeurs depuis les attentats du 13 novembre. Près de 40% des personnes mettent la sécurité en tête de leurs préoccupations, loin devant le chômage (30%) qui était jusqu'alors leur priorité.

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