René Dosière sur l'affaire Richard Ferrand : "Il y a une telle pression que le parquet a dû se dire qu'il fallait aller plus au fond"

RÉACTION - Invité de LCI jeudi matin, le député René Dosière (apparenté PS), auteur de propositions pour la moralisation de la vie publique, a réagi à chaud à l'annonce de l'ouverture d'une enquête préliminaire visant Richard Ferrand. "Une procédure habituelle", relativise ce spécialiste de la transparence.

Le parquet de Brest revoit sa copie. Après avoir écarté ce scénario il y a quelques jours, le procureur a finalement annoncé jeudi matin l'ouverture d'une enquête préliminaire pour faire la lumière sur les faits imputés dans la presse au ministre Richard Ferrand.


Au moment de l'annonce du parquet, le député René Dosière (apparenté PS), spécialiste des questions de transparence et auteur des propositions qui serviront de base à la loi de moralisation de la vie publique, était l'invité de LCI. Pour le parlementaire, l'annonce d'une enquête préliminaire "est une procédure habituelle" dans ce genre de cas. "Le parquet est tout à fait indépendant. S'il décide d'aller voir de plus près, c'est son droit." Mais René Dosière ajoute : 

Il y a une telle pression que le parquet s'est probablement dit qu'il fallait aller voir plus au fond avant de rendre une décision. Cela aboutira soit à une instruction judiciaire qui montrerait qu'il y a vraiment des éléments, ou à un classement sans suiteRené Dosière

Prudence sur l'affaire Ferrand

Juste avant l'annonce du parquet de Brest, Richard Ferrand s'exprimait de façon prudente sur la nature des faits reprochés au ministre et ancien député, et en particulier sur le montage financier qui a conduit à constituer une société civile immobilière gérée par sa compagne pour louer des locaux aux Mutuelles de Bretagne dont il était le directeur en 2011. "De là à en faire une affaire", a réagit René Dosière, rappelant que Richard Ferrand n'était pas député au moment du montage. 


Le ministre a-t-il tout de même commis une erreur ? Peut-être en conservant un emploi de chargé de mission auprès des Mutuelles lorsqu'il était député, à partir de 2012. "La rémunération des députés est déjà satisfaisante, estime René Dosière. Richard Ferrand pouvait rester conseiller de ces mutuelles à titre bénévole".

Tout savoir sur

Tout savoir sur

L’affaire Richard Ferrand

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter