Rennes : des solutions pour ne pas rater le virage du numérique

Rennes : des solutions pour ne pas rater le virage du numérique

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POLITIQUE - Même si la ville est relativement épargnée par la crise, les problématiques économiques sont très présentes dans la campagne rennaise. Parmi les propositions des candidats, les solutions autour du numérique reviennent souvent.

Côté emploi, Rennes résiste à la crise, avec un taux de chômage (8,5 %) qui reste faible. Mais la capitale bretonne n'en connaît pas moins quelques déboires. C'est bien sûr le cas du site de construction automobile de PSA à La Janais, dont le nombre de salariés n'en finit pas de baisser depuis les années 1980 : de 14.000, il est passé aujourd'hui à 5.500, après un nouveau plan de sauvegarde en mai 2013. Même dans le secteur des télécommunications, dont Rennes est un important centre en France, la fermeture en octobre d'un site d'Alcatel-Lucent, avec la suppression de 47 emplois à la clé, a rappelé que la ville n'était pas à l'abri des aléas économiques.

Forts de ce constat, la plupart des candidats aux élections municipales assurent qu'ils feront de l'emploi et de l'économie "une priorité". C'est le cas de la candidate de la majorité socialiste sortante, Nathalie Appéré (liste : Rennes créative et solidaire), qui défend tout d'abord les emplois que les projets de la municipalité génèrent : deuxième ligne de métro, centre des congrès... Surtout, elle veut "passer à la société du numérique", en croisant les compétences des universités rennaises, des laboratoires et des entreprises. Elle souhaite également créer un "quartier du numérique" pour "attirer de nouvelles entreprises".

Le numérique et l'industrie

Le numérique, c'est également le credo de Rémy Lescure (liste : Rennes alternatives) ou encore du principal concurrent UDI-UMP Bruno Chavanat (liste : Osons Rennes). Son idée : créer un "Space" du numérique, sur le modèle du salon agricole rennais. À l'instar de sa concurrente socialiste, il souhaite également créer "une cité de l'économie numérique" pour faire de la ville "un laboratoire grandeur réelle des nouveaux usages du numérique". Il souhaite par ailleurs favoriser l'emploi dans les quartiers en réservant des emplois des chantiers de rénovation urbaine aux jeunes de ces secteurs.

D'autres candidats tablent sur le retour des activités industrielles, mais en les reconvertissant. La liste Changez la ville (Europe Ecologie-Les Verts et une partie du Front de gauche) souhaite maintenir les emplois industriels grâce à des reconversions des entreprises en difficultés vers des activités écologiques. La liste Solidarité et progrès veut quant à elle reconvertir les sites industriels vers des "technologies du futur" comme l'aérotrain.

Parmi les autres propositions des candidats, Gérard de Mellon et sa liste Rennes Bleu marine propose des cellules "emploi solidarité" pour permettre à des cadres et d'ex-chefs d'entreprises d'aider des demandeurs d'emploi dans leurs démarches. Quant à la liste Lutte ouvrière de Valérie Hamon, la solution est plus radicale, en interdisant les licenciements et "en imposant la répartition du travail entre tous". 

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