Législatives à Paris : la voix de NKM s'est éteinte

Législatives à Paris : la voix de NKM s'est éteinte

MOMENT DE DISGRÂCE - Deux jours après son agression dans le Ve arrondissement, Nathalie Kosciusko-Morizet a essuyé une défaite face au marcheur Gilles Le Gendre, de plus de dix points d'écart.

"Dans 10 jours, ma voix peut séteindre", prophétisait-elle, cinq jours avant le premier tour. Le déroulé du premier tour des élections législatives a donné raison à Nathalie Kosciusko-Morizet, défaite au second tour de l'élection législative de la 2e circonscription de Paris. a obtenu autour de 45% des voix, contre un peu moins de 55% à son adversaire Gilles Le Gendre. L'ancienne ministre n'a pas traîné des pieds avant de reconnaitre sa défaite.

Un score pas si déshonorant, sachant qu'elle en avait obtenu 18%, contre près de 42% à son concurrent, mais un retard insurmontable. Signe d'une campagne qui ne s'est déroulée à aucun moment comme prévu, Nathalie Kosciusko-Morizet a été victime d'une agression, jeudi 15 juin, alors qu'elle tractait sur un marché du Ve arrondissement. Un homme l'a prise à parti, lui causant une frayeur qui l'a mise à terre et fait faire un malaise. Hospitalisée 24 heures, la candidate n'a pas pu terminer sa campagne.

Toute l'info sur

Elections législatives 2017

Lire aussi

L'ex-ministre et candidate à la primaire de la droite et du centre se présentait dans une circonscription a priori imperdable, laissée à ses bons soins par un certain François Fillon. Lequel, s'il n'a pas fait campagne pour sa successeure, n'a pas économisé les tweets pour lui apporter son soutien. Sauf que... rien ne s'est passé comme prévu. Malgré ses appels du pied au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron et sa volonté de saisir "la main tendue" par celui-ci après la nomination d'Edouard Philippe, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas pu s'éviter un candidat de la République en marche dans son secteur.

Pire, la candidate a vu arriver dans le secteur deux candidatures dissidentes en la personne de Henri Guaino, grand contempteur d'Emmanuel Macron, et Jean-Pierre Lecoq, tenant d'une ligne méfiante à l'égard du président chez Les Républicains, poussé en sous-main par les ténors du parti.

Lire aussi

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : que sait-on des symptômes du variant Omicron ?

EN DIRECT - Covid-19 : près de 32.000 cas ces dernières 24 heures

"Ça ne finit pas de tomber" : la galère des automobilistes bloqués par la neige sur l’A89

VIDÉO - Sur les côtes anglaises, les habitants assistent consternés à l'arrivée de centaines de migrants

VIDÉO - Victime de violences conjugales, Camille Lellouche se livre dans "Sept à Huit"

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.