Ils avaient voté Mélenchon, Fillon ou Le Pen à la présidentielle, ils ont voté REM aux législatives

Ils avaient voté Mélenchon, Fillon ou Le Pen à la présidentielle, ils ont voté REM aux législatives

RÉSULTATS - C'est l'un des enseignements du scrutin de dimanche soir : de nombreux électeurs n'ayant pas voté pour Emmanuel Macron le 23 avril dernier ont, pour le premier tour des législatives, décidé d'accorder leur bulletin à un candidat REM.

Plutôt qu'une vague "En Marche", une lame de fond. De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par François Fillon, tous ont souffert dimanche soir d'une désaffection de leurs électeurs. De nombreuses circonscriptions ont en effet basculé entre les deux scrutins, permettant aux candidats de La République en Marche d'arriver en force au Palais Bourbon.


Premier enseignement : entre les deux scrutins, on constate un report des voix de l'extrême droite vers les candidats de La République En Marche. En effet, parmi les circonscriptions ou Marine Le Pen est arrivée en tête à la présidentielle, 19 ont voté majoritairement pour un candidat investi par le Front national contre... 127  pour un candidat investi par La République en Marche.

Des électeurs venus de la droite et de la gauche

Même constat du côté des électeurs de Jean-Luc Mélenchon : parmi les circonscriptions ou celui-ci est arrivé en tête à la présidentielle, seules 3 ont voté majoritairement pour un candidat de par la France Insoumise et 48 pour un candidat investi par La République en Marche.


Autre exemple du pouvoir d'attraction des candidats REM aux législatives par rapport au scrutin de la présidentielle : "l'origine" des voix. Parmi les circonscriptions ou La République en Marche est en tête aux législatives, 36 avaient voté en majorité pour François Fillon au premier tour de la présidentielle, 127 avaient voté pour Marine Le Pen, et 48 pour Jean-Luc Mélenchon. La REM recrute sur toutes les terres. 

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Les Alpes-Maritimes presque entièrement dans la poche de REM

Plus localement, des bastions du FN ont pris le train "en Marche" entre les deux élections. Prenons l'exemple des Alpes-Maritimes, composées de neuf circonscriptions. Quatre d'entre elles avaient mis en tête François Fillon au premier tour de la présidentielle et cinq Marine Le Pen. Le 11 juin au soir, cinq ont voté pour un candidat étiquetés REM, une a voté pour un candidat du MoDem (allié d'En Marche !) et trois pour un candidat Les Républicains.


Et la France Insoumise dans tout cela ? Même basculement de ses électeurs au profit de la formation d'Emmanuel Macron. Dans le Val-de-Marne par exemple, cinq circonscriptions (2ème, 3ème, 9ème, 10ème et 11ème) avaient porté Jean-Luc Mélenchon en tête du premier tour de la présidentielle.  Moins de deux mois plus tard, toutes ont donné leurs bulletins à un candidat portant les couleurs de La République En Marche.

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