"Le PS n'a pas besoin d'un chef" mais de "têtes nouvelles" : Thierry Mandon appelle les socialistes à tout changer après leur déroute aux législatives

AVENIR - Invité de LCI ce lundi matin, Thierry Mandon, ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche et ancien député PS de l'Essonne, a appelé de ses vœux la naissance d'un nouveau Parti socialiste qui serait construit collectivement par une nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques.

Thierry Mandon, ancien secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, n'a pas eu à subir la même défaite que ses compagnons socialistes car il avait décidé de ne pas se représenter dans sa circonscription de l'Essonne. En revanche, ce lundi matin, au lendemain du premier tour des élections législatives, il est venu commenter les très mauvais résultats du Parti socialiste sur LCI. S'il a avoué qu'il ne voyait pas son parti subir une telle déroute, il a ajouté : "Vous savez, en politique, c’est une histoire de dynamique. Quand vous êtes dans le cycle descendant, vous ne savez jamais quand ça s’arrête et il y a des forces qui vous entraînent."


Car selon lui, "il y a des raisons à cet échec : un défaut de travail intellectuel d’abord, une insuffisante réflexion sur le monde, des incompréhensions, une fin de quinquennat extrêmement difficile avec des choix qui ont énormément pesés, et puis des divisions internes incessantes. Et surtout un profond retard dans le renouvellement. On présentait des candidats dont certains ont été élus pour la première fois en 1978 !" "La faute vient d'abord de la culture des hommes indispensables. Au Parti socialiste, tout le monde pense qu'eux vont sauver le monde", a-t-il ajouté, visant notamment le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis.

"Le nouveau Parti socialiste a besoin de collectif, il n’a pas besoin d’un chef"

A la fin du mois de mai, Thierry Mandon avait appelé Jean-Christophe Cambadélis à quitter la direction du Parti socialiste, et avait souhaité la direction d'une direction collégiale au soir des législatives. En effet, Thierry Mandon prône une reconstruction collective du parti : "Le nouveau Parti socialiste qui doit naître a besoin de deux choses. Premièrement, il a besoin de collectif, il n’a pas besoin d’un chef. Il a besoin de dix, quinze personnes, des élus locaux, des associations qui refléchissent à l’ampleur de la catastrophe. Et deuxièmement, il a besoin de têtes nouvelles, de renouvellement. Tous ceux qui sont dans la vie politique depuis 1980 doivent tourner la page et transmettre à une nouvelle génération qui rebâtira le Parti socialiste."


Thierry Mandon a également adressé quelques critiques à Benoît Hamon, qui lancera son mouvement transpartisan le 1er juillet prochain. "Si j’avais un conseil amical à adresser à Benoît Hamon ce serait : on se pose, on réfléchit collectivement. Sinon on ne renaîtra pas. (...) Je ne crois pas aux hommes providentiels dans la tâche qui s’annonce."

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