Législatives : quelles sont les règles pour se qualifier au second tour ?

JE RESTE - Alors que se déroule le second tour des élections législatives dimanche 18 juin, sous quelles conditions les candidats peuvent-ils se maintenir au second tour ?

Le 18 juin, à l'occasion du second tour des élections législatives, 7882 candidats vont se battre pour obtenir le droit de revenir tenter leur chance au second tour, dans une des 577 circonscriptions où ils sont engagés. Le moyen le plus simple d'y arriver est de faire partie des deux candidats arrivés en tête dans la circonscription, sauf si le vainqueur du premier tour obtient plus de 50% des voix (sous réserve que son total excède 25% des électeurs inscrits).


Mais les élections législatives ont cette particularité d'offrir aux candidats en mesure de le faire la possibilité de se maintenir au second tour. Pour ce faire, ces derniers doivent obtenir 12,5% des voix... des électeurs inscrits. Cela inclut donc tous les électeurs en situation de se rendre à leur bureau de vote mais qui n'ont pas forcément été glisser un bulletin dans l'urne. Exemple dans la 4e circonscription du Calvados où, avec 15,98% des voix au premier tour, le centriste Patrick Gomont n'était pas en situation de se maintenir, du fait d'une abstention de près de 40%. Correction faite, il n'avait obtenu que... 9,5% des voix des inscrits.

Le poids du désistement

Cette condition remplie, il est alors possible de voir au second tour des triangulaires, voire des quadrangulaires. Une option toutefois limitée à l'occasion des prochaines élections législatives. D'une part en raison de la possibilité d'une forte abstention anticipée par les instituts de sondage, comme l'avait déjà expliqué LCI

D'autre part parce que les forces en présence ont une attitude incertaine en matière de désistement. La question se pose ainsi en cas de risque de victoire du Front national. Principalement concernés, La République en marche et Les Républicains ont laissé entendre qu'ils seraient prêts à retirer leurs candidats si leur maintien faisait naître le risque d'une victoire frontiste.


Le chef de file de l'alliance LR/UDI François Baroin est de son côté sorti de la logique "niniste" de son parti qui avait prévalu à partir de 2012. "Tout sera mis en oeuvre au niveau national pour éviter ce genre de choses. Je souhaite d'ailleurs que la réciproque soit vraie du côté d'En Marche comme du Parti socialiste. Les désistements devront faire partie de l'entre-deux-tours des législatives." Du côté de la REM, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a fait de même, le 1er juin, en assurant que, "partout où le risque du FN est présent", les candidats pro-Macron se retireraient. Autant de raison de penser que, cette année, le second tour n'a rien d'évident pour tous.

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