Législatives 2017 : 7 choses à retenir de ce premier tour

Législatives 2017 : 7 choses à retenir de ce premier tour

LE BILAN - Un mouvement rendu hégémonique grâce aux circonstances, de grands coups de balai, des affaires qui n'influencent pas... La soirée électorale du premier tour des élections législatives a été riche en enseignements et moments marquants. LCI vous propose d'en faire le tour en sept exemples.

Des têtes connues qui valsent, des chiffres de non-participation qui donnent le tournis, des moments télé à graver dans les mémoires, une alliance objective contre un parti hégémonique... La soirée du premier tour des élections législatives, dimanche 11 juin, avait quelques leçons à donner. LCI vous en a listé quelques unes. A déguster ci-dessous :

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Elections législatives 2017

Abstention record

C'est le premier enseignement de la soirée. Les électeurs ont majoritairement fait le choix de ne pas participer au scrutin. Un chiffre de 50,5% d'abstention que les instituts de sondage avaient légèrement sous-estimé, mais qu'ils attribuaient à une démobilisation des électorats dont les candidats avaient loupé le coche à l'élection présidentielle. Selon les projections, ce seraient en effet plus d'un électeur de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen sur deux qui auraient décidé de rester chez eux, ce dimanche. De quoi amener bien des leaders politiques à souligner ce phénomène et à relativiser la portée du succès du parti au pouvoir.

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Déferlante macroniste en vue

A 20h, ce qui se murmurait depuis des semaines se concrétise devant nos yeux. Même si la très forte abstention vient relativiser ses 32,32% de voix, le mouvement présidentiel s'apprête à faire massivement irruption, par les bienfaits du scrutin majoritaire à deux tours, à l'Assemblée nationale. Une aubaine pour le président Macron qui, avec au moins 400 députés, aura les mains particulièrement libres pour faire passer les différents points de son programme, réforme du code du  travail comprise. De quoi susciter des réactions pour le moins inquiètes ou indignées devant un scrutin qui voit un parti faire moins d'une voix sur trois (sans compter l'abstention) et obtenir près de trois députés sur quatre.

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Les ténors du quinquennat Hollande valdinguent

Au fur et à mesure de la soirée, les chiffres défilent, implacables. Jean-Christophe Cambadélis fait partie des premiers à tomber, dans la 16e de Paris. Suivent Benoît Hamon, Juliette Méadel, Patrick Mennucci, Najat Vallaud-Belkacem, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti ou Mathias Fekl. La déroute est brutale pour bien des cadres du quinquennat précédent, qui ne participeront pas au second tour, pour certains avec moins de 10% des voix. Certains, épargnés par La République en marche, restent en position de l'emporter, tels Marisol Touraine ou encore Stéphane Le Foll.

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Hamon, complètement sonné

Parmi ces têtes d'affiche dont l'échec attire l'attention, Benoît Hamon. L'ancien candidat du PS à l'élection présidentielle, éliminé à Trappes, dans la 11e circonscription des Yvelines, apparaît à son quartier général de campagne complètement sonné. Arrivé en tête dans sa ville, il a loupé le "cut" de la qualification au second tour à 80 voix près.

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Pour Benoît Hamon, cette soirée du 1er tour des législatives "a une saveur amère mais elle n'enlève rien à mon engagement"

Valls deuxième... puis premier

Les opposants à Manuel Valls devront patienter avant de sortir le champagne (s'ils doivent le sortir). L'ancien Premier ministre fut en effet quelques instants donné nettement devancé par la candidate de la France insoumise Farida Amrani, cette dernière obtenant 35% des voix et son opposant, 30%.

Las ! L'ancien Premier ministre, qui a subi l'ire d'une partie de la gauche de par sa présence à Matignon et sa conduite des lois Macron et El Khomri, ou du débat sur la déchéance de nationalité, sans oublier son appel à voter Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle, arrive finalement en tête. Il obtient 25,5% des voix et devance la candidate insoumise (à 17,6%), qui l'affrontera au second tour.

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Le craquage complet de Henri Guaino

Eliminé dans les grandes largeurs dans la 2e circonscription de Paris, où il s'était présenté pour punir Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate officielle de LR/UDI de sa bienveillance à l'égard d'Emmanuel Macron, Henri Guaino était d'humeur "je me lâche complètement", sur le plateau de BFMTV. En roue libre, au milieu de l'annonce de sa retraite et du commentaire de sa défaite, il a notamment eu quelques mots très bienveillants à l'égard de l'électorat de cette localité du centre de Paris.

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Les affaires ? Mais quelles affaires ?

A l'inverse d'une affaire Fillon qui a totalement pollué la campagne du candidat jusque-là favori dans les sondages, les révélations au sujet de quelques poids lourds de l'exécutif n'ont manifestement pas pesé. Ainsi de Richard Ferrand, arrivé nettement en tête dans la 6e circonscription du Finistère, malgré l'affaire dévoilée par Le Canard enchaîné au sujet d'une opération immobilière montée en faveur de sa compagne du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne. Même chose pour Marielle de Sarnez, dans le viseur de la justice dans le cadre d'une affaire d'emplois présumés fictifs. Cette dernière est arrivée en tête avec 40% des voix dans la 6e circonscription de Paris. Un paradoxe que Richard Ferrand n'a pas pu s'empêcher de moquer, en pointant du doigt "les efforts méritoires" des journalistes à son encontre. 

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Tous contre la République en marche !

La vague annoncée de députés marcheurs a eu l'effet étrange de mobiliser ses adversaires politiques contre le parti présidentiel dans un même élan. Sur le plateau de TF1, Christophe Castaner a eu par exemple la surprise de voir Valérie Pécresse lui donner des conseils en matière de "négociations syndicales". Plus généralement, c'est l'arrivée de députés qui voteront comme un seul homme les textes voulus par l'exécutif qui suscitent les craintes de cette opposition composite. Jean-Luc Mélenchon a ainsi appelé à ce que "ne soient pas donnés les pleins pouvoirs au président Macron". Valérie Pécresse a, elle, souligné sa crainte de la venue d'un "parti unique".

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