Résultats municipales 2014 : l'UMP repeint la France en bleu

Résultats municipales 2014 : l'UMP repeint la France en bleu

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ÉLECTIONS - Les électeurs des 6.455 communes concernées par le second tour ont rendu leur verdict dimanche. La droite apparaît comme la grande gagnante de ces élections municipales, tandis que la déconfiture du PS et la poussée du FN sont confirmées.

Le vote-sanction essuyé par les socialistes, l'abstention record et la poussée du FN l'avaient presque fait passer au second plan la semaine dernière. Mais c'est bien la droite qui sort victorieuse de ces élections municipales . Toulouse, Reims, Limoges (à gauche depuis 1912 !), Angers, Saint-Etienne (voir ci-contre)... A l'issue d'un second tour qui confirme et même amplifie les tendances du premier - la participation, en particulier a atteint un nouveau plus bas historique, seuls 62 % des électeurs environ étant allés voter - l'opposition UMP-UDI a réalisé dimanche une razzia dans les grandes communes de France.

Au point que l'on peut parler d'une "vague bleue", réplique sévère de la "vague rose" de 2008. "Le premier parti de France en nombre de voix et en nombre d'élus, c'est l'UMP", a fanfaronné dès l'annonce des premiers résultats son président, Jean-François Copé, tout heureux de pouvoir revendiquer la victoire dans "plus de la moitié des villes de plus de 9.000 habitants".

Le remaniement imminent

Sur le plateaux de télévision dimanche soir, où le pic d'abstention et le succès du FN dans une dizaine de villes ont été largement commentés, inutile de dire que les oreilles de François Hollande ont sifflé. Il doit "changer de politique", l'ont pressé à l'unisson les responsables de droite. Un leitmotiv presque autant entendu à gauche, le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, réclamant notamment un "changement de cap". L'Elysée a déjà écarté cette option, s'accrochant à la mise en œuvre de son "pacte de responsabilité" avec les entreprises.

La déconfiture du PS renforce en revanche l'hypothèse d'un remaniement rapide – et même très rapide puisqu'il pourrait intervenir dès lundi -. La grande question étant désormais le maintien ou non de Jean-Marc Ayrault à Matignon. "Le remaniement est dans l'air, mais je ne suis pas certain que cela épuise la question posée par les Français", soupire auprès de metronews le numéro deux du PS, Jean-Christophe Cambadélis, évoquant un "dimanche noir" et "la plus lourde défaite de la gauche dans des élections locales" : "Le problème, c'est le ressaisissement collectif". Les prochaines heures s'annoncent mouvementées au sein de la majorité.

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