Moralisation, sécurité, droit du travail... Voici à quoi vont ressembler les premiers jours de la présidence Macron

LES JOURS D'APRÈS - Largement élu face à Marine Le Pen le 7 mai au soir, Emmanuel Macron va pouvoir mettre en oeuvre son programme, sous réserve d'obtenir une majorité à l'Assemblée en juin. A quoi ressembleront les premières semaines du nouveau chef de l'Etat ? LCI vous donne quelques pistes...

Entre deux visions totalement antagonistes, les Français ont tranché. C'est donc Emmanuel Macron, le social-libéral, pro-Européen, adepte d'une économie ouverte, qui conduira les destinées du pays durant cinq ans, et non Marine Le Pen, la tenante du protectionnisme et du retour aux frontières. 


Les deux candidats avaient, durant leurs campagnes respectives, donné un aperçu concret de ce que seraient leurs premières semaines d'exercice du pouvoir, sous réserve, bien sûr, d'obtenir une majorité lors des élections législatives de juin prochain. Voici ce que prévoit Emmanuel Macron.

Moralisation

Si Emmanuel Macron n'envisage pas dans l'immédiat d'organiser un référendum - même s'il est favorable à une consultation des Français sur l'Europe -, il souhaite engager rapidement la réforme des institutions. Cela commence par la nomination de son gouvernement, qu'il souhaite paritaire mais également ouvert à la "société civile", avec des ministres soumis à une obligation de résultat et sans casier judiciaire. 


Surtout, le candidat souhaite présenter au Conseil des ministres, avant les législatives de juin, son projet de loi relatif à la moralisation de la vie publique. Au menu : l'interdiction des conflits d'intérêts chez les parlementaires, l'absence de casier judiciaire et l'impossibilité de rémunérer un membre de sa famille. Dans les mois qui suivent, Emmanuel Macron souhaite également réduire du tiers les effectifs au Parlement et introduire une dose de proportionnelle pour les prochaines législatives, dans cinq ans. 

Etat d'urgence

Dans les premières semaines qui suivent l'élection, pas question de lever l'état d'urgence en place depuis les attentats de novembre 2015. Pour Emmanuel Macron, si l'objectif est "d'en sortir", "la situation européenne n'est pas propice à une levée". 

Sécurité

Emmanuel Macron mettra en place, cet été, une cellule de coordination du renseignement ainsi qu'une "task force" contre le terrorisme islamiste placée directement sous l'autorité du président. Une loi de programmation militaire serait préparée dès l'été, donnant la "priorité au renseignement". Il a également promis de créer, à plus long terme, 10.000 postes supplémentaires dans la police à gendarmerie. 

Immigration

Emmanuel Macron n'envisage pas de changement substantiel à court terme, contrairement à son ex-concurrente Marine Le Pen. A moyen terme, le candidat d'En Marche veut améliorer "l'intégration" des étrangers en situation légale en renforçant l'enseignement de la langue française lors de la délivrance des titres de séjours. Il promet d'être "inflexible avec les personnes qui ne remplissent pas les conditions de séjour sur notre territoire". 

Pouvoir d'achat

En matière de pouvoir d'achat, Emmanuel Macron ne souhaite pas de loi de finance rectificative cet été : il n'y aura, s'il est élu, ni cadeau fiscal, ni augmentation d'impôt. A plus long terme, le candidat veut toutefois revaloriser le pouvoir d'achat avec une hausse de la prime d'activité et la suppression des cotisations salariales maladie et chômage, contrebalancés par une hausse de la CSG. 

Droit du travail

Dans les premiers mois, Emmanuel Macron entend légiférer par ordonnances sur certaines mesures qu'il juge prioritaires, à commencer par une "simplification" du Code du travail, dans la lignée de la loi Travail adoptée sous le quinquennat précédent. "Il s'agit", a justifié le candidat, "de donner plus de place à l'accord majoritaire d'entreprise ou de branche". 

Europe

Emmanuel Macron entend passer l'été à faire un tour des pays européens pour proposer aux partenaires "une feuille de route à 5 ans" permettait de "doter la zone euro d'un vrai budget" et d'améliorer le cadre des politiques communes dans le domaine de l'environnement, de l'industrie et de la "gestion des migrations". 

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