2016, l'année où les politiques sont devenus "anti-système"

2016, l'année où les politiques sont devenus "anti-système"

POLITIQUE - En vue de la présidentielle de 2017, plusieurs responsables politiques se sont "révélés" cette année comme candidats anti-système. Une posture qui détonne pour certains, avec les fonctions qu'ils ont pu exercer il y a encore quelques mois.

Elirons-nous un président anti-système en 2017 ? En tout cas, les candidats à la présidentielle se sont efforcé cette année de convaincre les électeurs qu'ils n'étaient pas du sérail et qu'ils avaient donc toutes les capacité pour réformer le pays... avec plus ou moins de succès. On connaissait bien sûr depuis des années les positions de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, mais en 2016, année de l'élection du tourbillon milliardaire Donald Trump à la tête des Etats-Unis, d'autres responsables politiques se sont dévoilés comme tels. Retour sur une année politique riche en nouvelles postures...

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La candidature de Manuel Valls

Nicolas Sarkozy : "Je ne suis pas le candidat d'une petite élite"

Bien sûr Nicolas Sarkozy n'est plus dans la course pour redevenir président de la République, depuis sa défaite au premier tour de la primaire de la droite et du centre le 20 novembre dernier. Mais lors de sa campagne, l'ancien chef de l'Etat s'était par exemple présenté lors d'un meeting à Nice le 15 novembre contre "les élites coupées du réel". "Je ne suis pas le candidat d'une petite élite française. Je veux être, et c'est mon honneur et ma fierté, le candidat du peuple de France [...] Je ne serai jamais un homme qui méprise le vote populaire, 'populiste' comme ils disent ! Ecouter le peuple c'est le devoir impérieux d'un homme d'Etat", avait-il indiqué, semblant oublier ses propres errements de 2007, quand il avait fêté sa victoire au Fouquet's, puis sur le yacht que lui avait prêté son ami milliardaire Vincent Bolloré.

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François Fillon est un candidat "anti-système"

Même son de cloche du côté de son ancien Premier ministre. Qualifié pour représenter la droite et le centre à la présidentielle, le député de Paris n'en demeure pas moins un candidat... "anti-système". C'est en ces termes que le décrivait Bruno Retailleau, l'un des piliers de sa campagne sur France Info, le lendemain de la victoire de son candidat face à Alain Juppé. Seul homme politique à avoir été Premier ministre pendant tout un mandat présidentiel sous la Ve République, plusieurs fois membre d'un gouvernement, François Fillon a tout de même été élu député pour la toute première en 1981, il était alors le plus jeune de l'Assemblée nationale.

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François Fillon, son CV politique

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Manuel Valls accuse les médias de "représenter le système que les Français ne veulent plus"

A gauche aussi, le rejet des élites fait partie du langage courant. Après avoir quitté Matignon pour se concentrer sur la campagne présidentielle, Manuel Valls a vivement critiqué les médias le 13 décembre dernier, alors qu'il était en visite à la Maison de la Chimie.  "C'est vous qui êtes enfermés dans le système. C'est vous qui représentez le système, ce dont les Français ne veulent plus", a-t-il lancé à un journaliste qui lui demandait s'il était bien pertinent de présenter sa candidature comme une révolte après avoir occupé l'Intérieur près de deux ans puis le poste de Premier ministre pendant deux ans et demi.

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"C'est vous qui représentez le système, ce dont les Français ne veulent plus" : la pique de Manuel Valls aux journalistes

Quelques jours plus tard, après l'avoir défendu et utilisé à de nombreuses reprises, Manuel Valls remettra en cause l'usage du 49-3, prônant sa suppression. Une nouvelle façon de paraître anti-système ?

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Emmanuel Macron : "Notre système politique est bloqué"

L'ancien ministre de l'Economie n'a certes pas été élu par les Français, mais son parcours n'est pas si éloigné de ses anciens camarades ministres ou même du Président. Après être passé par l'Ecole nationale d'administration (ENA), il deviendra banquier d'affaires chez Rothschild et Cie. Puis il conseillera dans l'ombre François Hollande en tant que secrétaire général adjoint à l'Elysée avant d'arriver à Bercy, après l'éviction d'Arnaud Montebourg. Ce qui ne l'empêche pas de se positionner en tant que candidat de la rupture. "Notre système politique est bloqué", assurait-il dans son discours de candidature le 16 novembre dernier. "Mais les appareils politiques, les logiques politiciennes, paralysent aujourd’hui notre capacité d’aller de l’avant", expliquait-il.

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