RSA, pouvoir d'achat, ISF... Emmanuel Macron avance ses propositions économiques

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ÉCONOMIE - Critiqué entre autres pour son absence de programme économique, Emmanuel Macron a décliné mercredi sur France Inter une partie de ses mesures en la matière.

Sur les 35 heures

L’ancien ministre de l’Economie le réaffirme, il ne revient pas sur la loi Aubry. En revanche, "dans l’esprit de la loi Travail", le candidat prône plus de flexibilité et la possibilité que des accords de branches ou d’entreprises soient trouvés pour augmenter la durée du travail en fonction de l’activité. Néanmoins, Emmanuel Macron le réaffirme : "Je ne propose pas de contrats différenciés par l’âge". 


Baisse de charges

Côté compétitivité, Emmanuel Macron veut remplacer le CICE par un allègement de charges pérenne pour les salaires jusqu’à 2,5 fois le Smic, ce qui représente 66% de la masse salariale en France. Les charges seraient en outre supprimées au niveau du Smic, soit un total de 10 points d’allègement pour les entreprises engagées ainsi à embaucher, notamment des personnes peu qualifiées. 

Je construis aujourd'hui un projet politique que je finirai de décliner fin février. Emmanuel Macron, le 1er février sur France Inter

Pouvoir d’achat 

Pas annoncée jusqu’alors, la proposition d’augmentation du montant de la prime d’activité (anciennement RSA d’activité), perçue en complément d’un revenu. Emmanuel Macron annonce ainsi vouloir augmenter ce complément entre 0,5 et 1,3 fois le Smic pour atteindre 100 euros supplémentaires pour une personne au salaire minimum. 


Autre mesure dont l’impact sera net dans le porte-monnaie des salariés : la suppression des cotisations maladie et chômage pour l’ensemble des salariés. Une baisse de charges sociales sur le salaire de 3,1 points transférée sur la CSG à hauteur de 1,7 point. Soit un gain de 250 euros par an pour un salarié au Smic. 


ISF 

"Je veux réformer en profondeur" l’impôt de solidarité sur la fortune. Pour ce faire, Emmanuel Macron entend transformer l’ISF en un impôt sur la rente immobilière. Exit donc la taxation des valeurs (actions, titres…) et tout autre part du patrimoine en lien avec "l’économie réelle". Seuls les biens immobiliers seraient soumis à un ISF dont les recettes seraient alors divisées par deux. 

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Emmanuel Macron dévoile son programme économique

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