Assesseur menotté, machines de vote en panne... les couacs de ce second tour

OUPS - Que serait un scrutin sans ses légendaires couacs ? Depuis ce dimanche matin, les bureaux de vote ont ouvert en France pour ce deuxième tour de la présidentielle. Problèmes techniques et étourderies ont déjà rythmé cette journée historique.

Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin, à 8h, dans toute la France. Si dans la plupart des lieux de vote, dont ceux où ont voté les différents membres de la classe politique, tout semblait au point, il n'en était pas de même partout. Petits couacs et désordres, LCI vous raconte ce qui a troublé le vote de ce deuxième tour de la présidentielle.


Ainsi, dès 8h, un problème de paramétrage sur certaines machines à voter dans les quarante-sept bureaux d'Issy-les-Moulineaux ( Hauts-de-Seine ) a retardé leur ouverture. Après des réparations progressives, tout est revenu dans l'ordre à 9h. "Lorsque les présidents de bureaux ont souhaité ouvrir les machines, il y a eu un blocage automatique, explique au Parisien Jean-Marc Szmaragd, adjoint au maire (UDI) de la ville. La société est intervenue physiquement ou a expliqué la marche à suivre par téléphone. C’est la première fois que cela nous arrive". Certains électeurs n'ont pas manqué d'exprimer leur colère sur les réseaux sociaux.

Le Pen ou Le Pen ?

Les maires d'une dizaine de petites communes ariégeoises ont pour leur part cru voir double en déballant les bulletins de leurs emballages, avant l'ouverture des bureaux de vote. Les paquets "Macron" ne contenaient que des bulletins "Le Pen", rapporte La Dépêche. Selon la préfecture de l'Ariège, cet incident n'a pas eu de conséquences sur le déroulement du scrutin. "Nous avons un stock suffisant à la préfecture, et toutes les communes ont pu être rapidement approvisionnées", note Christophe Hierard, secrétaire général. L'incident a en revanche été rapporté au juge en charge de la surveillance des élections, et une enquête sera menée pour comprendre comment une telle erreur a pu se produire.

Une mise à jour s'impose

À Limas, dans le Rhône,  les premiers électeurs ont vu avec étonnement leur carte d'électeur tamponnée de la date du 6 mai. Les assesseurs redoutaient-ils tant cette journée du 7 mai ? D'autres ont même hérité d'un tampon datant du 7 mai 2016. Heureusement, ces étourderies restent sans conséquence.

Des bulletins déchirés

Dans l'Allier, l'Ain, l'Ardèche, l'Isère et la Savoie, des bulletins de vote déchirés ont été repérés. Ceux-ci étaient parvenus par courrier aux électeurs. Pour éviter de voir son vote compter comme nul à cause d'une petite déchirure, les préfectures recommandent d'utiliser les bulletins mis à disposition dans les bureaux de vote.

Un peu plus tard dans la matinée, à 10h30, un assesseur du Front National est sorti menotté du bureau de vote d'Agen, dans le Lot-et-Garonne, où il œuvrait. L'homme avait dénoncé haut et fort une élection "truquée". "Selon lui, les bulletins qui présentaient des points noirs (ils sont en papier recyclé) n’étaient pas valables", rapporte le journal Sud-Ouest. Il aurait également photographié la liste d'émargement, ce qui est interdit. La tension était telle, notamment avec ses collègues, que la police municipale et nationale est intervenue. Leur opposant résistance, l'assesseur a dû être menotté et expulsé du bureau de vote.

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