Ces anciens soutiens de François Fillon qui l'ont déjà lâché

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
DÉFECTIONS - Depuis qu'il a annoncé sa prochaine mise en examen, les rangs s'éclaircissent autour de François Fillon. Suite à la démission de Bruno Le Maire, ils sont plus de 100 élus républicains à avoir annoncé qu'ils ne le soutiendraient plus pour l'élection présidentielle, alors que lui compte se maintenir coûte que coûte.

Ce mercredi 1er mars, après avoir lui-même annoncé sa prochaine mise en examen, François Fillon a réaffirmé sa volonté d'"aller jusqu'au bout" de sa candidature. Une annonce qui lui a valu d'être lâché par plusieurs de ses soutiens dans les heures qui ont suivi. Bruno Le Maire, chargé des questions internationales et européennes pour la campagne de François Fillon, a été le premier à lâcher l'ancien Premier ministre. Ses lieutenants ont suivi, mais égalements de nombreux juppéistes et sarkozystes. Pas de quoi inquiéter François Fillon, visiblement. Le candidat a réagi, ce jeudi après-midi, relevant que "la base, elle, tient", puis ce vendredi, par l'intermédiaire d'un message sur Facebook.

Les lemairistes

Bruno Le Maire, ancien candidat à la primaire, avait rejoint François Fillon au soir du premier tour de la primaire de la droite. Mais ce mercredi, "au nom du respect de la parole donnée", il a préféré démissionner de ses fonctions. Plusieurs de ses soutiens lui ont emboîté le pas : le député de Seine-et-Marne Franck Riester, la députée d'Eure-et-Loir Laure de La Raudière, le député-maire de Vesoul Alain Chrétien, le député-maire de Reims Arnaud Robinet, le député des Ardennes Jean-Luc Warsmann, le député de Seine-et-Marne et centriste Yves Jégo, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau. Ont suivi : le secrétaire national Matthieu Annereau, le maire UDI de Saint-Omer François Decoster, le maire de Clichy Rémi Muzeau, le conseiller national LR Richard Chamaret, le président de la Corrèze Pascal Coste, le président du Conseil départemental de l'Eure et directeur adjoint de la campagne de François Fillon Sébastien Lecornu, la maire du Ve arrondissement de Paris Florence Berthout, le sénateur d'Eure-et-Loir Gérard Cornu, le maire de Quimper Ludovic Jolivet, le vice-président des Jeunes républicains Paul Guyot, le vice-président du conseil départemental de Saône et Loire Frédéric Brochot, le maire de Villers-les-Nancy François Werner, la maire d'Amiens Brigitte Fouré, le maire de La-Roche-sur-Yon Luc Bouard, son porte-parole Thierry Solère, l'élue de Vanves Sandrine Bourg, la conseillère de Châlons-en-Champagne Ines Boulant, l'élu d'Evreux Robin Freret, le conseiller muncipal délégué de Montrouge Clément Forestier, la sénatrice de la Charente-Maritime Corinne Imbert, le maire-adjoint de Pau Eric Saubatte, le vice-président du conseil départemental de Saône-et-Loire Frédéric Brochot, la conseillère départementale de l'Yonne Valérie Leuger.

Les sarkozystes

Catherine Vautrin, vice-présidente de l'Assemblée nationale, veut que "François Fillon consacre toute son énergie à défendre son honneur" et réclame "un autre candidat". Sébastien Huygue, député du Nord, a affirmé qu'on "ne peut pas dire 'les yeux dans les yeux' aux Français qu'on se retirera en cas de mise en examen et faire le contraire aujourd'hui". Les deux "frondeurs" Georges Fenech, député du Rhône, et Alain Houpert, sénateur de Côte-d'Or, ont également officiellement lâché François Fillon.

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Jeudi en fin d'après-midi une nouvelle vague de sarkozyste a abandonné le navire : le maire de Mulhouse Jean Rottner et son adjoint Thierry Nicolas, la députée de Seine-et-Marne Valérie Lacroute, la députée de Haute-Savoie Virginie Duby-Muller, le maire de Châlons-sur-Saône Gilles Platret, la maire de Montauban Brigitte Barèges, la maire de Morlaix Agnès Lebrun, la vice-présidente du conseil régional du Grand Est Valérie Debord. Ont suivi ce vendredi le député du Nord Vincent Ledoux, le patron de la région Grand Est Philippe Richert, le député européen Renaud Muselier, le maire du VIe arrondissement de Paris Jean-Pierre Lecoq, le maire de Lons Nicolas Patriarche et le sénateur du Val-d'Oise Francis Delattre.

Les juppéistes

Chez Alain Juppé, les défections sont innombrables, sans compter qu'ils voient là l'opportunité rêvée pour placer leur poulain en pôle position pour la présidentielle. Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin, a été la première à lâcher François Fillon. Dans un communiqué publié mercredi soir, elle l'a appelé à "prendre une décision plus grande que son destin personnel". "C'est de l'avenir de la France dont il est question, de l'avenir des idées et des valeurs portées par la Droite et le Centre". Elle a été suivie par le sénateur de l'Hérault Jean-Pierre Grand, le conseiller LR Vincent Le Roux, le conseiller municipal de Neuilly Franck Keller, le sénateur du Finistère Michel Canevet et le député du Maine-et-Loire Michel Piron. Benoist Apparu, député de la Marne, a publié avec le sénateur de Maine-et-Loire Christophe Béchu et le député de Seine-Maritime Edouard Philippe un communiqué dans lequel ils expliquent pourquoi ils se retirent de la campagne. "La tournure que prend aujourd'hui la campagne nous paraît incompatible avec notre façon d'envisager l'engagement politique." Sur LCI, le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazet a expliqué : "C'est l'intérêt de la France qui doit triompher, pas les intérêts de personnes".

L'ancien directeur de campagne d'Alain Juppé Gilles Boyer, devenu trésorier de la campagne de François Fillon, a indiqué sur Twitter avoir présenté sa démission. La maire de Romans-sur-Isère Marie-Hélène Thoraval, le maire de Nancy Laurent Hénart,  le maire de Bayonne Jean-René Etchegarray, le maire de Bourges Pascal Blanc,  le maire de Saint-Dié-des Vosges et David Valence ont également lâché le candidat Fillon.

Vendredi 3 mars, c'était au tour de la sénatrice du Nord Valérie Létard, du maire de Saint-André-Lez-Lille Olivier Henno, du maire de Suresnes Christian Dupuy, le sénateur de l'Allier Claude Malhuret, le député de charente-Maritime Dominique Bussereau, le maire de Fontainebleau Frédéric Valletoux, le maire de Roscoff  Maël de Calan, l'adjoint au maire de Reims Mario Rossi, le sénateur du Haut-Rhin Jean-Marie Bockel, le patron de la Haute-Loire Jean-Pierre Marcon, la maire adjointe de Bordeaux Virginie Calmels, le maire-adjoint d'Asnières-sur-Seine Stéphane Pésic, l'édile de Ribérac Patrice Favard, le patron de la Haute-Savoie Christian Monteil, le bourgmestre de Tournus Claude Roche, le conseiller départemental des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, le patron du Cantal Vincent Descoeur, la maire de Segonzac Véronique Marendat, l'eurodéputée Tokia Saïfi, la sénatrice de Paris Chantal Jouanno, le président de la Moselle Patrick Weiten et le député de Seine-Saint-Denis et patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, qui en a profité pour annoncer le retrait du soutien de tout le parti. Evidemment, le président de l'UDI en Corrèze Laurent Darthou, le maire de Vincennes Laurent Lafon et l'association GayLib, proche du parti, ont aussi pris leurs distances.

Et même des fillonistes

L'ancien sarkozyste Pierre Lellouche, député de Paris, a estimé que la campagne de François Fillon, qu'il avait soutenu lors de la campagne des primaires, avait atteint "un point de non-retour". Il pense que le parti doit songer à saisir le Conseil constitutionnel "afin de demander le report de l'élection présidentielle". Le sénateur des Ardennes Marc Laménie a aussi laissé tomber le candidat à la présidentielle, tout comme le maire de Montluçon Daniel Dugléry et le député du Maine-et-Loire Gilles Bourdouleix. Et, après un psychodrame de quelques minutes, son directeur de campagne Patrick Stefanini a lui aussi décidé de plier les gaules.

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Les autres courants et les inclassables

Parmi les proches de NKM, les soutiens s'en vont aussi. Ainsi de sa cheffe de cabinet Olivia Laurentjoye, de la conseillère de Paris Déborah Pawlik et de Jérôme Peyrat, maire de La Roque Gageac. Notons aussi les défections côté copéiste, avec le conseiller de Paris Jérôme Dubus, de la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot, de l'élu de Nanterre Alexandre Guillemaud, du député des Yvelines Jean-Marie Tétard et du maire d'Herblay Philippe Rouleau. Eux sont plutôt inclassables : il s'agit de la députée européenne Nadine Morano, du maire du Vaudoué Pierre Bacqué, de Christine Boutin, du maire de Vincennes Laurent Lafon, de Jacques Martin, maire de Nogent-sur-Marne et de Thierry Racine, adjoint au maire d'Asnière-sur-Seine.

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