Sondage : malgré une (légère) baisse, LRM tient toujours sa majorité absolue

EN MARCHE - La vague de marcheurs tient toujours la corde, dans les prévisions des sondeurs, à quelques jours du premier tour des législatives. Selon une enquête Ipsos/Steria pour Radio France et France Télévisions, le mouvement présidentiel obtiendrait une large majorité à l'Assemblée.

Les sondages se multiplient, ces derniers jours, alors qu'approche à grands pas le premier tour des élections législatives. La cuvée proposée mardi 6 juin par l'institut Ipsos Sopra Steria, réalisée pour Radio France et France Télévisions, ne déroge pas à la règle, en attribuant à la République en marche (LRM) et au Modem 29,5% des voix. Derrière, on retrouve l'alliance Les Républicains/UDI (23%), en légère progression, donc. Suit le Front national, qui continue à s'effriter (17%), quand la France insoumise bénéficie d'un petit regain de forme (12,5%). Le PS, en revanche, se situe toujours à des profondeurs abyssales (8,5%).


En nombre de sièges, cette avance se traduit par une confortable majorité absolue. Selon la projection de l'institut de sondages, qui a interrogé 2103 personnes sélectionnées selon la méthode des quotas, dont 1126 sont sûres d'aller voter, c'est un minimum de 385 sièges que peut espérer obtenir le parti pro-Macron. De quoi confortablement faire passer les ordonnances nécessaires à la modification en profondeur du code du Travail. La deuxième force parlementaire serait Les Républicains, qui conserveraient 105 à 125 sièges.

Les autres partis se partageraient les miettes. Le FN, finaliste de l'élection présidentielle, n'est pas certain d'obtenir un groupe parlementaire (5 à 15 députés prévus). Conséquence du mode de scrutin là aussi, la France insoumise, malgré une large avance sur le Parti socialiste, obtiendrait moins de siège que le parti sortant. Les forces de Jean-Luc Mélenchon pourraient occuper 12 à 22 sièges, quand le PS en aurait... entre 25 et 35. Une très forte baisse pour ces trois partis qui s'explique notamment par une abstention qui promet d'être, comme d'habitude, plus forte qu'à l'élection présidentielle. Et dont la conséquence directe est de limiter le nombre de triangulaires. En effet, tout troisième finaliste doit obtenir 12,5% des inscrits pour accéder au second tour. Avec 60% de participation (c'est ce que prévoit Ipsos/Steria/Sopra), l'exercice promet d'être périlleux.

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