Sondage Municipales 2014 : Estrosi (UMP) dès le premier tour à Nice ?

Sondage Municipales 2014 : Estrosi (UMP) dès le premier tour à Nice ?

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MUNICIPALES – Un sondage réalisé par l’institut CSA pour Nice-Matin donne le maire sortant de Nice réélu dès le 1er tour le 23 mars, avec 50% des suffrages. Mais pour ses adversaires, rien n’est joué.

Les électeurs niçois vont-ils pouvoir aller à la pêche en toute bonne conscience le 30 mars prochain, jour du second tour des élections municipales ? Un sondage paru ce lundi dans Nice-Matin , réalisé les 24 et 25 février par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 608 personnes, indique que Christian Estrosi arriverait en tête au 1er tour avec 50% des voix. Cette majorité absolue permettrait au maire UMP sortant d’être élu dès le 23 mars, avec une majorité écrasante de ses colistiers désignés comme conseillers municipaux.

Aucun élu pour Peyrat et Vardon

Derrière, seules les listes ayant dépassé les 5% de suffrages auraient droit à des élus. En l’occurrence, si les résultats étaient identiques au sondage, quatre listes seraient concernées : Patrick Allemand (PS) avec 19%, Marie-Christine Arnautu (FN) avec 12%, Olivier Bettati (DVD) avec 6,5% et Robert Injey (FDG) avec 5%. Mais ni Jacques Peyrat (Entente républicaine) ni Philippe Vardon (Nissa Rebela), trop justes avec leurs respectifs 4,5% et 2%.

Si Christian Estrosi restait, finalement, sous l’étiage des 50% au 1er tour, seules les listes PS et FN, dépassant les 10% de suffrages exprimés, pourraient se maintenir au second. Pour les autres (à condition de dépasser 5% des exprimés), elles pourraient toujours fusionner avec le PS ou le FN pour figurer dans le scrutin du 30 mars…

Pour les adversaires d’Estrosi, tout reste possible

Les opposants au maire n’ont pas tardé à réagir, hier, à la publication de ce sondage. Dans un communiqué, Patrick Allemand prend d’abord acte du "haut niveau d’intention de vote en faveur du sortant dès le 1er tour". L’élu PS souligne cependant que ce sondage démontre qu’il est désormais le seul à pouvoir empêcher ce "scénario cauchemardesque", appelant dans la foulée les électeurs à se mobiliser autour de sa candidature. Avant de conclure : "J’ai trois semaines pour convaincre qu’une autre perspective est possible et j’y consacrerai toutes mes forces."

Olivier Bettati a également réagi par le biais d’un communiqué laconique : "Je suis très surpris du mauvais score de Christian Estrosi qui, il y a six ans, dans la même configuration était placé nettement plus haut pour terminer au soir du 1er tour à 35,8%. Les sondages ne font pas les élections, mais cela il n’y a que les électeurs qui le savent."
 

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