VOTEZ - Un seul mandat présidentiel, comme s’y engage François Fillon, bonne ou mauvaise idée ?

CONSULTATION – François Fillon a réaffirmé lundi son intention de ne briguer qu’un seul mandat présidentiel s’il était élu à l’Elysée, une idée avancée par d’autres candidats, de gauche comme de droite. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? LCI vous demande votre avis.

Un petit mandat et puis s’en va. François Hollande, premier président de la cinquième République à ne pas briguer un second mandat, s’est plié à ce principe à son corps défendant. Mais pourrait-il devenir la règle pour ses successeurs ? 


Comme François Fillon, qui a réaffirmé lundi que s’il était élu, il ne briguerait qu’un seul mandat afin de pouvoir "jeter toutes les forces dans la bataille" et "permettre le redressement national", d’autres candidats à la présidentielle ont pris un tel engagement. Que cela passe par une réforme constitutionnelle - la révision de 2008 avait, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, limité à deux mandats consécutifs la présidence de la République - ou que ce soit un engagement personnel, comme dans le cas du vainqueur de la primaire de la droite.

Libéré de la dictature de la réélection mais...

C’est par exemple le cas à gauche de Benoît Hamon qui, dans la VIe République qu’il prône, voudrait que le chef de l’Etat soit élu pour un septennat unique. A droite, Alain Juppé notamment en avait carrément fait l’un des principaux arguments de sa campagne de la primaire – un peu contraint par son âge, il faut dire….

L’idée d’un président qui, dégagé du calendrier électoral, se dévouerait entièrement à son mandat, sans se soucier de savoir si telle ou telle mesure pourrait ensuite lui être reprochée dans les urnes, présente des avantages indéniables. Elle pourrait ainsi constituer une réponse à la crise de confiance des citoyens. 


A contrario, ce vieux serpent de mer prête aussi le flanc aux critiques : les Français veulent-ils vraiment d'un chef de l'Etat qui aurait les mains libres pour enchaîner les décisions douloureuses et impopulaires ? "C’est l’argument ultime : 'Ne vous inquiétez pas, je ne viens que pour cinq ans et après je partirai sur la pointe des pieds, je ne rendrai même pas de comptes aux Français'", ironisait ainsi Bruno Le Maire durant la campagne de la primaire de la droite, jugeant que la France n'avait "pas besoin d'un pape de transition".


Et, vous, qu'en pensez-vous ? Répondez à notre sondage : 

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